30 juin 2005

(Photo : José Luis Rodriguez Zapatero)
Espagne : jour J pour le mariage gay
Alors que le parlement espagnol a adopté définitivement aujourd’hui le projet de loi accordant le mariage et le droit à l’adoption pour les couples homos, la droite et l’Eglise continuent à s’y opposer sans relâche.
Les députés espagnols ont définitivement adopté la loi donnant aux homosexuels le droit de se marier et d'adopter des enfants, faisant de l'Espagne le quatrième pays au monde à légaliser le mariage homosexuel après les Pays-bas, la Belgique et le Canada.
Les députés ont approuvé le texte par une majorité de 187 voix sur 350, avec 147 voix contre et 4 abstentions. Dans la tribune des visiteurs, un petit groupe de militants gay se sont levés et se sont joints aux applaudissements de la majorité des députés.
"En stricte application d'un engagement électoral, nous reconnaissons aujourd'hui en Espagne le droit au mariage entre personnes du même sexe", avait déclaré avant le vote le chef du gouvernement socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. "Avant nous, la Belgique et les Pays-Bas l'ont fait et le Canada l'a reconnu avant-hier", a-t-il ajouté, "nous ne sommes pas les premiers mais je suis sûr que nous ne serons pas les derniers, beaucoup d'autres pays viendront ensuite, poussés par deux forces imparables, la liberté et l'égalité".
"Nous ne légiférons pas pour des gens étranges et lointains, nous sommes en train d'augmenter les chances de bonheur de nos voisins, nos amis, nos collègues de travail, les membres de nos familles", a poursuivi le chef du gouvernement.
"Il est vrai que (les homosexuels) ne sont qu'une minorité, mais leur triomphe est le triomphe de tous, leur victoire nous rend tous meilleurs, elle rend notre société meilleure", a-t-il ajouté à la tribune du congrès des députés.
Ce projet de loi du gouvernement socialiste sur le mariage entre homosexuels avec droit sans restriction à l'adoption, continue de susciter l’opposition du secteur conservateur de l'Eglise catholique et de l'opposition de droite.
Le Forum espagnol de la famille (FEF), un puissante association conservatrice qui sert de paravent à l’Eglise catholique et au Parti Populaire (PP, droite) dans le combat contre le mariage homo, a annoncé hier avoir recueilli 600 000 signatures contre le mariage homosexuel en Espagne à la veille de l'examen de sa légalisation définitive par le Parlement. De nombreux militants de cette organisation se sont rassemblés à cette occasion devant le parlement avec un masque blanc sur leur visage et une croix rouge sur la bouche pour montrer que le gouvernement socialiste ne tenait aucun compte des nombreuses protestations.
D'autres groupes opposés à la légalisation du mariage homosexuels avaient déjà recueilli un demi million de signatures contre ce texte de loi, approuvé en avril par les députés et qui doit être définitivement adopté par le Parlement aujourd’hui au terme d’une dernière navette parlementaire au cours de laquelle le Sénat, dominé par le PP, l’a rejeté. La FEF et l’Eglise appellent par ailleurs à une nouvelle manifestation de masse aujourd’hui contre le projet du gouvernement du socialiste Jose Luis Zapatero.
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4410
Mis en ligne le 30/06/05

Télé : première chaîne gay aux USA
Logo, une chaîne de télévision homo, est lancée aujourd’hui sur le réseau câblé de base aux Etats-Unis avec l'ambition de toucher un marché évalué à 15 millions d'Américains au pouvoir d'achat élevé.
Lancé par le puissant réseau MTV, Logo s'adresse aux gays, lesbiennes et bisexuels, essentiellement entre 25 et 49 ans, qui "pour la première fois, disposeront d'une chaîne qui les montrera tel qu'ils sont", affirme Logo dans sa campagne de lancement.
Il existe déjà deux autres chaînes homosexuelles aux Etats-Unis, Here!TV et Q Television, mais, contrairement à Logo, elles ne sont disponibles que par abonnement particulier sur le câble ou par "pay-per-view".
Logo est offerte sur les plateformes de base du câble, ce qui, tout en augmentant son audience potentielle, lui impose des restrictions sur le contenu sexuel de ses programmes. Elle sera initialement reçue dans 20 grandes agglomérations, dont celles de New York, Los Angeles et San Francisco. Pour son directeur, Brian Graden, Logo se lance sur l'un des rares créneaux encore "sous-exploités" du marché de la télévision, riche d'environ 400 chaînes.
Les quelque 15 millions d'homosexuels vivants aux Etats-Unis représentent un pouvoir d'achat de 485 milliards de dollars, selon l'institut MarketResearch.com.
Logo dispose d'un catalogue d'environ 200 films gays, a conclu un accord de partenariat avec CBS News et prévoit de diffuser des documentaires, allant des surfeuses lesbiennes aux républicains homosexuels. Son lancement a été salué dans la communauté homosexuelle. "Il a fallu attendre 30 ans mais la promesse s'est finalement réalisée", s'est félicité Damone Romine, du mouvement Gay and Lesbian Alliance Against Defamation.
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4411
Mis en ligne le 30/06/05

Vanneste : rendez-vous en septembre
Il faudra encore attendre pour le procès des propos homophobes du député UMP Christian Vanneste. Le tribunal correctionnel de Lille a en effet renvoyé hier au 28 septembre l'examen de l'affaire de l’élu du Nord visé par une plainte pour "injure et diffamation publique".
Le tribunal a établi à 500 euros par plaignant la consignation pour que soit instruite la plainte avec constitution de partie civile de trois associations homos, le Syndicat national des entreprises gay, Act-Up Paris et SOS Homophobie. L'audience de septembre permettra de connaître l'avancement d'un dossier que le parquet de Lille n'a pas demandé d'instruire. Trois cas de figure se présenteront alors : un non-lieu pourrait être rendu, une date pour le procès fixée ou un complément d'enquête réclamé.
Les trois associations dénoncent une déclaration du député le 26 janvier à " La Voix du Nord " (édition de Tourcoing) qui lui avait demandé de s'expliquer sur des propos tenus en décembre dernier à l'Assemblée nationale, et à l'origine d'une vive polémique.
"Je n'ai pas dit que l'homosexualité était dangereuse, j'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité", avait-t-il alors déclaré au quotidien. Devant l'Assemblée, M. Vanneste avait qualifié le "comportement homosexuel" de "menace pour la survie de l'humanité", d'"apartheid entre les sexes", et l'avait jugé "nuisible".
M. Vanneste était représenté à l'audience de mercredi par la correspondante lilloise de son avocat parisien, Me Eric Morin.
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4412
Mis en ligne le 30/06/05

Reggae : l’Inter-LGBT s’étonne de l’annulation d’un festival
Alain Piriou, porte-parole de l’Inter-LGBT, une des associations gay dont la mobilisation au cours des dernières semaines a obtenu l'annulation de plusieurs concerts de deux musiciens "rastas" jamaïcains accusés d'homophobie dans leurs chansons (Capleton et Sizzla), a jugé hier "complètement démesurée" l'annulation de l’ensemble du Garance Reggae Festival qui devait accueillir une dizaine d'artistes samedi à Paris, parmi lesquels le chanteur Sizzla.
"Je me demande si finalement on ne nous ferait pas porter le chapeau de cette annulation qui trouverait des raisons ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP. Alain Piriou s'est dit "curieux de savoir combien de ventes avaient été faites pour ce festival".
Mardi, Garance Productions, la société organisatrice de l'événement avait annoncé l'annulation de ce rendez-vous traditionnel des amateurs de reggae. Selon Garance, cette annulation fait suite à une "décision irrévocable prise par la direction de Paris Expo-Porte de Versailles", qui devait accueillir l'événement. Dans un courrier adressé à Garance, Renaud Hamaide, directeur général de Paris-Expo, expliquait avoir reçu "de nombreuses réactions négatives" à la présence de Sizzla à l'affiche du festival, notamment par courrier électronique, et évoquait "des risques de troubles à l'ordre public".
"Je trouve que cette annulation est complètement démesurée. Nous n'avons jamais demandé l'annulation du festival. Nous nous serions simplement contentés de la déprogrammation de Sizzla, et évidemment nous n'avons rien contre le reggae en général", a expliqué Alain Piriou.
Le porte-parole du mouvement LGBT juge également "incroyable" l'évocation d'un risque pour l'ordre public. "Nous n'avons jamais menacé de manifester devant le festival", a-t-il insisté. "Je ne crois absolument pas au fait que notre pression, qui était extrêmement légère — et sans doute même insuffisante eu égard à l'homophobie de Sizzla — c'est-à-dire la signature d'un seul communiqué de presse, ait pu provoquer une annulation aussi rapide et radicale", a-t-il conclu.
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4413
Mis en ligne le 30/06/05

Sida : nouveau directeur pour l’ANRS
L’Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les hépatites (ANRS) a depuis hier un nouveau directeur qui connaît bien la maison : le professeur Jean-François Delfraissy. Il succède au professeur Michel Kazatchkine, nommé en février ambassadeur en mission chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Professeur d’immunologie clinique, Jean-François Delfraissy, 57 ans, connaît bien les différents aspects de la lutte contre le VIH puisque, dès 1983, il a accompagné en hôpital les patients atteints. Depuis, il a multiplié les travaux liés au sida et tenu diverses fonctions au sein de l’ANRS. La dernière en date, depuis 2001, était de présider l’Action coordonnée " Essais thérapeutiques du VIH".
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4414
Mis en ligne le 30/06/05

Jamais sans théorie
En 2002, la Vie psychique du pouvoir, de Judith Butler était éditée aux Éditions Léo Scheer dans la collection de philosophie, Non & non, dirigée par Catherine Malabou. La philosophe éditrice explique en quoi le travail jugé très difficile de Butler lui semble devoir être connu du public français.
Je voudrais m’employer ici à écarter une objection, que j’entends souvent de la part d’amis ou d’étudiants tant français qu’américains, objection qui vise le côté censément trop « théorique » du travail de Butler. On reproche couramment en effet à cette dernière son écriture trop conceptuelle, abstraite, voire absconse, son abondance de références philosophiques ou psychanalytiques. On lui reproche en un mot de recouvrir par un excès de conceptualité quelque chose comme une immédiateté performante et/ou performative de l’homosexualité ou du « queer » en général, car, petite précision, nous sommes bien d’accord : le « queer » ne caractérise pas la seule homosexualité mais constitue au contraire une dimension irréductible de toute sexualité. Trop de philosophie nuirait, en quelque sorte, à l’action militante, en un mot, et selon un paradoxe qui n’est qu’apparent, à la démonstration du « queer » (je joue sur les deux sens, anglais et français, du mot d(é)monstration). Je laisse de côté la question de savoir ce que signifie « theory » dans les pays anglo-saxons par rapport à la « théorie » européenne. Les différences sont notables mais importent d’autant moins ici que je voudrais justifier la théorie en toutes ses acceptions et affirmer que sans sa théorie, le « queer » ne serait même pas une pratique. Pas de « queer » donc sans « « queer theory ». Je m’explique. Le mot « queer », je viens de le rappeler, n’est pas seulement un nom donné à l’homosexualité mais il vise, plus profondément peut-être, à remettre en cause une conception strictement binaire de la sexualité. Ce qui s’entend en deux sens : la binarité masculin-féminin d’une part, la binarité hétérosexualité-homosexualité précisément d’autre part. Contre ces dualités rigides, le phénomène « queer » signifie l’affirmation d’une multiplicité ou d’une plasticité sexuelles. Or c’est très précisément cette affirmation qui doit être impérativement fondée en théorie.
En effet, il est indispensable de montrer, rationnellement et du même coup conceptuellement, que le « queer », loin d’être une instance marginale, partagée par une communauté formée de manière contingente au départ, engage au contraire le destin politique et social de tous les sujets citoyens. Le « queer » permet en effet d’élargir le débat franco-français sur la parité qui se tient justement dans les bornes d’un concept étroit car strictement duel de la différence sexuelle. Le « queer » permet également d’ébranler la prétendue inaltérabilité de l’« ordre symbolique » conçu comme loi du père. Le « queer » permet enfin la remise en question de l’universalisme et du formalisme républicains. Il détermine ainsi une nouvelle détermination de la conscience que Butler envisage comme une nouvelle psyché, où se forme l’assujettissement du sujet, son attachement à une identité sexuelle, qui exclut l’idée d’un sujet asexué, neutre ou universel.
Toutes les références à Freud dans la Vie psychique du pouvoir permettent de comprendre que le « queer » est d’abord une mémoire, qu’il se forme à partir d’une perte inavouable, celle de l’identité sexuelle refusée. Reconnaître aujourd’hui le « queer » en théorie, c’est donner corps à ce refus, à ce deuil, que le schème hétérosexuel dominant voudrait purement et simplement effacer. Théoriser le « queer », c’est d’une certaine manière ventriloquer l’hétérosexualité, l’ouvrir à la multiplicité des langues qui hantent son apparent monolinguisme. En un mot, la théorie, c’est la multiplicité des langues dans la langue. La théorie, ce sont les paroles, la parole du « queer ». Hegel, Freud, Foucault, Althusser, Irigaray, Kristeva... Butler délie leurs idiomes pour le bien de la pratique. Il faut le répéter : il n’y a pas de pratique muette.
Il m’arrive même, dans mon propre travail, d’aller plus loin dans ces affirmations et de soutenir que le « queer » est un phénomène ontologique, que la différence entre « genre » et « sexe » pourrait bien avoir partie liée à la différence entre l’être et l’étant. Je vais même, dans mon livre le Change Heidegger, jusqu’à traduire « befremdlich », qualificatif que Heidegger réserve à l’être et qui est généralement traduit par « « surprenant », par « queer ». Le « gender » est tout sauf un genre, comme l’être. Comme l’être, il est tout sauf un universel. Quelque chose qui, à proprement parler, insiste mais n’existe pas. Je n’insiste pas. Je voudrais seulement exhorter les uns et les autres à ne pas délaisser l’assise théorique des phénomènes, à ne pas nourrir la guerre contre l’intelligence, à ne pas condamner le « queer » à n’être qu’un particularisme remuant. Ne manquons pas, ne manquons jamais une occasion de penser.
Catherine Malabou
Source : http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-06-28/2005-06-28-809491
Mis en ligne le 28/06/05
29 juin 2005

Canada : le mariage gay est voté !
Après des mois de tergiversations, le parlement canadien a voté hier la loi légalisant le mariage gay. Reste une formalité : le vote du Sénat, qui devrait avoir lieu en juillet. Le Canada grille donc la politesse à l’Espagne et devient le troisième pays à reconnaître le mariage gay.
La Chambre des Communes d'Ottawa a approuvé hier soir un projet de loi légalisant le mariage des couples homosexuels, ce qui fait du Canada le troisième pays au monde à reconnaître le mariage gay.
Le projet, qui divisait depuis plus de deux ans le pays, a été adopté par 158 députés contre 133 lors du vote en troisième lecture aux Communes. Il donne sans restriction accès au mariage aux couples homosexuels, un pas déjà franchi par les Pays-Bas, la Belgique (mais sans droit à l'adoption) et bientôt l'Espagne.
Le projet devra encore être entériné par le Sénat, une formalité attendue d'ici fin juillet, avant que la gouverneure générale Adrienne Clarkson, représentante de la reine Elizabeth II (chef de l'Etat canadien), lui donne force de loi.
Divisé sur cette question, le gouvernement libéral minoritaire de Paul Martin s'est assuré du vote grâce à l'appui de la majorité des députés du Nouveau parti démocratique, une petite formation de gauche, et des indépendantistes québécois. Toutes les voix comptaient car le Premier ministre avait accordé un vote libre à ses troupes, sauf ses ministres, et une trentaine de députés libéraux ont finalement voté contre le texte. L'un deux, Joe Comuzzi, 72 ans, a même remis mardi sa démission comme ministre d'Etat au développement économique du nord de l'Ontario pour pouvoir "défendre la définition traditionnelle du mariage", une décision acceptée avec "hésitation mais dans le plus grand des respects" par Paul Martin. Catholique et réticent face à ce projet lancé en 2003 par son prédécesseur Jean Chrétien, Paul Martin avait expliqué qu'il "ne croyait pas qu'il puisse y avoir deux classes de citoyens".
En deux ans, le projet a affronté plusieurs obstacles. D'abord, en juillet 2003, plutôt que de faire voter le Parlement puis risquer ensuite un désaveu de la Cour suprême, Jean Chrétien avait préféré lui soumettre d'avance son projet. En janvier 2004, Paul Martin avait rajouté une question à la plus haute instance judiciaire du pays, une décision vue par beaucoup comme un moyen de repousser l'avis des juges après les élections générales de juin, alors que le sujet divisait les électeurs. Cela n'a pas empêché Paul Martin de se retrouver sans majorité après ce scrutin, le forçant depuis à gouverner à vue.
En décembre 2004, la Cour suprême avait finalement donné son feu vert, ouvrant la voie au vote. Mais sans attendre, les législateurs de neuf des treize provinces et territoires, représentant 90% de la population du pays, avaient autorisé le mariage gay, jugeant discriminatoire son interdiction.
Le débat a fait apparaître une fracture entre les métropoles libérales, comme Montréal ou Vancouver, et les régions agricoles conservatrices, notamment de l'Ouest du pays, comme en Alberta.
Elu de la région, Stephen Harper, le jeune leader conservateur, a affirmé mardi son intention de revenir sur cette loi s'il prend le pouvoir au prochaines élections, attendues l'hiver prochain.
Au Canada, les Eglises ont le pouvoir de légaliser des unions sans que les couples aient besoin de passer devant une autorité civile. Aussi, l'un des points les plus intenses des débats a été le droit de ces Eglises, reconnu par le texte, à refuser de consacrer une union gay sans risquer d'être traînées devant les tribunaux.
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4404
Mis en ligne le 29/06/05

PaCS : amélioration en vue ?
«L’amélioration du PaCS sera inscrite à l’ordre du jour du Conseil des ministres du 15 juillet prochain» : c’est Gay Lib’ qui en fait l’annonce dans un communiqué ce matin, à la suite d’un rendez-vous à Matignon avec le cabinet du Premier ministre. Le groupe gay associé à l’UMP confirme ainsi les déclarations de Dominique de Villepin hier dans «Le Parisien» et laisse entendre que le texte pourrait être soumis au parlement à l’automne.
Selon Gay Lib’, le projet du gouvernement «comportera de nouvelles dispositions que beaucoup attendaient : sur la conclusion et l’enregistrement du PaCS ; sur les conditions d’aide mutuelle et de devoir d’assistance entre partenaires ; sur le régime des biens des pacsés ; sur certains effets complémentaires en droit du travail ; ainsi que sur les garanties nécessaires en matière de dissolution du PaCS. »
Reste à attendre pour voir si ce calendrier et ces promesses seront tenues, les réformes du PaCS régulièrement annoncées par la droite à l’époque Raffarin s’étant toujours heurtées à l’hostilité des députés UMP et ayant presque toutes été repoussées.
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4409
Mis en ligne le 29/06/05

Espagne : la droite ne désarme pas
Malgré le succès mitigé de la précédente manifestation de masse contre le mariage gay, le 19 juin dernier, la droite espagnole et l’Eglise catholique n’arrivent pas à se résoudre au vote programmé de la loi sur le mariage gay et l’adoption par les couples de même sexe. Le Parti Populaire (opposition conservatrice) et les évêques organisent donc demain des rassemblements dans diverses villes d’Espagne, dont ils espèrent qu’ils réuniront un million de personnes. « Nous, les familles d’Espagne, serons dans les rues à nouveau pour défendre nos droits » ont déclaré les organisateurs de cette marche. Les représentants de l’Eglise catholique, qui depuis des mois mènent la guérilla contre ce projet du gouvernement socialiste, se sont vu opposer cette semaine un nouveau camouflet de la part du Premier ministre, Jose Luis Zapatero qui a refusé de les recevoir, prétextant être « trop occupé » pour leur accorder du temps…
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4407
Mis en ligne le 29/06/05

EuroPride : affluence à Oslo
Une grande première pour l’EuroPride qui, cette année, a eu lieu en dehors de l’union Européenne : le festival de la fierté gay s’est en effet déroulé du 17 au 27 juin à Oslo, la capitale norvégienne. L’instant fort de cet événement a été la parade qui a eu lieu le 25 juin avec comme invité d’honneur en tête de file le célèbre acteur ouvertement gay Sir Ian McKellen (Gandalf dans ‘’Le seigneur des anneaux’’). La marche a rassemblé 100 000 personnes, chiffre impressionnant pour une ville ne comptant que 500 000 habitants.
Le défilé était aussi l’occasion pour nos amis nordique de revendiquer, comme en France, le droit à l’adoption mais aussi au mariage pour les personnes du même sexe : rappelons-nous que le Parlement norvégien a rejeté en novembre dernier le droit au mariage et à l’adoption pour les couples gay.
L’EuroPride sera de retour à ses origines en 2006, là où tout a commencé : le flambeau a en effet été transmis à Londres, ville qui a organisé le premier festival de l’EuroPride en 1992.
Olivier Migette
Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4406
Mis en ligne le 29/06/05



