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31 janvier 2006


États-Unis : Un couple gay ne veut plus payer ses impôts tant qu'il ne sera pas reconnu en tant que tel

Un couple gay de Hendersonville, en Caroline du Nord, a trouvé une façon originale, et peut-être efficace, de protester contre l'interdiction qui lui est faite de se marier. «Je n'ai aucune intention de payer mes impôts à l'État fédéral pour la bonne raison que mon partenaire et moi ne pouvons pas nous marier légalement et recevoir les mêmes avantages financiers que les autres couples mariés», s'insurge Merrill, artiste gay militant âgé de 71 ans, cité par le site LGBT nord-américain 365gay.com. Il affirme que son action représentera environ un million de dollars de perte. «Ne pas payer mes impôts, c'est un acte civil de désobéissance délibérée envers le président qui veut un amendement à la Constitution pour autoriser uniquement le mariage entre un homme et une femme, sans permettre à deux personnes du même sexe qui s'aiment de se marier. C'est une discrimination contre nous en tant que citoyens des États-Unis.» En 2004, un autre couple avait tenté une telle action, mais avait été débouté de ses prétentions.

par Charlotte Bourgeois

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=8981

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30 janvier 2006


Allemagne : Le mémorial aux victimes homosexuelles du nazisme, sera réalisé par un duo scandinave

Le monument doit être érigé au plus tôt ...

Ingar Dragset et Michael Elmgreen, deux artistes contemporains de 36 et 44 ans, qui travaillent ensemble depuis 1995, ont été désignés pour réaliser le monument, dont il est question depuis 2003.

Le président du jury en charge de l'attribution du projet, a expliqué que celui-ci souhaitait une oeuvre qui évoque l'homosexualité de manière « directe et cependant subtile »

La sculpture de béton, financée à hauteur de 450 000 euros, par l'état fédéral, sera érigée face au Mémorial de l'Holocauste consacré aux victimes juives du nazisme, près de la Porte de Brandebourg et du bâtiment du Reichstag, et qu'elle comportera une fenêtre dans laquelle une vidéo en noir et blanc montrera « un baiser sans fin entre deux hommes »

Source : http://citegay.fr/ACTUALITES/GAY/00/00/243933/actualites_visu.htm
30/01/2006 TOF - Actualites Gay

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26 janvier 2006

Le dossier du Monde : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-734959@51-734888,0.html

La Mission famille de l'Assemblée barre la voie au mariage gay et à l'homoparentalité

Le rapport de la Mission famille de l'Assemblée refuse le mariage homosexuel et l'homoparentalité. Les divergences politiques sur ces sujets entre la gauche et la droite, majoritaire, n'ont pas permis de dégager des propositions rapprochant le droit français de ses voisins européens.

Le rapport est profondément fermé dans ses conclusions. Il "refuse la reconnaissance d'un droit à l'enfant" et "maintien les principes actuellement applicables au mariage" et "les règles en vigueur pour l'adoption". Concernant les droits des personnes LGBT, il se contente de proposer un petite avancée sur les droits des pacsés.

Les membres de la Mission se sont divisés sur la question des droits familiaux des homosexuels: le rapport a été approuvé par 19 voix (18 UMP et un UDF) mais les socialistes ne l’ont pas voté.

Le rapport reconnaît que "la mission s'est partagée" sur ces sujets. La Mission "ne souhaite pas, au nom du principe de précaution et dans l'intérêt supérieur de l'enfant, remettre en cause les principes fondamentaux du droit de la filiation fondés sur le triptyque "un père, une mère, un enfant". C'est pourquoi elle est aussi, logiquement, conduite à refuser l'ouverture du mariage aux couples du même sexe".
La majorité de la Mission souhaite également "conforter" le "modèle bioéthique français" en maintenant l'interdiction de l'insémination des femmes vivants seules ou avec une autre femme, du recours aux mères porteuses".

Petite avancée sur la PaCS

Alors qu'elle a combattu le PaCS lors de sa création, la majorité UMP de la Mission entend désormais faire des Pactes civils de solidarité "un contrat de couple cohérent". La Mission propose notamment "d'ouvrir un droit à pension de réversion aux partenaires pacsés depuis cinq ans" en cas de décès du conjoint, avec des réserves ("vérifier la réalité de l'engagement des partenaires" et respecter "la spécificité du mariage").

Patrick Bloche, député PS, président de la mission et "père" du PaCS, parle d'un rapport "conservateur" qui "ne va pas suffisamment loin", malgré une amélioration du PaCS et un nouveau statut du beau-parent qui pourrait s'appliquer aux homosexuels.

Déception des associations LGBT

Pour les associations LGBT, c'est la déception. Les revendications des gays et lesbiennes n'ont fait l'objet d'aucun consensus au sein de la mission.

"Réaction d'indignation", chez Franck Tanguy, porte-parole de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL). "Encore une fois, on laisse passer une chance de réformer le droit de la famille pour tenir compte des nouveaux modèles - monoparental, recomposé ou homo", déclare-t-il à l'AFP. "On continue à renvoyer des citoyens français en dehors des normes, on les pousse à aller à l'étranger".

"La société française n'est pas en retard c'est la majorité actuelle qui a de sérieux blocages", estime Alain Piriou, porte-parole de l'Inter-LGBT pour qui " la mission plonge le droit de la famille dans le formol ".
L'Inter-LGBT demande au gouvernement de mettre à l'ordre du jour du parlement dans les plus brefs délais une réforme ambitieuse du PaCS et de l'autorité parentale. Elle demande également aux partis politiques, " à l'issue d'une année entière d'auditions et de débats contradictoires ", de préciser leurs choix face aux revendications d'égalité des droits.

Le Collectif contre l’homophobie de Montpellier juge le rapport "sans grand intérêt". "Toutes les repentances des responsables de l’UMP et de l’UDF sur leurs dérapages lors du vote du PaCS, toutes les déclarations d’intention des leaders de ces partis sur leurs supposées modernité et ouverture sont définitivement balayées" estime le Collectif.

Au sein du mouvement Gay Lib lié à l'UMP, Stéphane Dassé estime que "la Mission parlementaire sur la famille et les droits des enfants n’est qu’un gage donné aux plus conservateurs de nos parlementaires".

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=12294
Mis en ligne le 26/01/06

Mission famille : pour Noël Mamère, la droite à côté de son siècle

Noël Mamère a estimé mercredi que le rapport de la mission famille de l'Assemblée nationale montrait que "la droite française était à côté de son siècle".

"Le rapport sur la famille qui refuse l'homoparentalité, la pétition signée par des députés UMP et les 12.000 maires qui refusent le mariage homosexuel est la preuve que la droite française est complètement à côté de ses pompes, à côté de son siècle", a déclaré le député Verts.
"Pendant que la société s'ouvre à l'égalité des droits et accepte l'idée du mariage de personnes de même sexe et l'homoparentalité, nous avons ici à l'Assemblée nationale un îlot de résistance à l'évolution de la société", a-t-il ajouté.
"Je reste fier d'avoir célébré à Bègles le 5 juin 2004 un mariage homosexuel, nous avons ouvert une brèche et la société est aujourd'hui bien plus ouverte que ses représentants", a conclu le député.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=12295
Mis en ligne le 26/01/06

Mission parlementaire sur la famille : rien de révolutionnaire selon Patrick Bloche

Le rapport de la mission d’information parlementaire sur la famille présidée par le député socialiste de Paris Patrick Bloche est rendu public ce 26 janvier. De son propre aveu, il n’y a rien de "révolutionnaire" à en attendre.

En décembre 2004 a été créée une mission d’information parlementaire sur la famille. Plus d’un an après, elle publie ses conclusions. Comment s’est passée cette année de travail ?

Très sincèrement, dans un climat apaisé. En tant que président de la mission et connaissant les positions des uns et des autres — la majorité étant de l’UMP — je ne voyais pas l’intérêt d’un conflit et je n’avais pas l’intention de faire bouger les lignes politiques sur les questions d’homoparentalité, d’adoption, de PMA… Ce dont je me réjouis, c’est que des associations comme l’APGL aient pu exprimer leur opinion et que ces propos qui pouvaient heurter la majorité de la commission aient été écoutés avec respect.

Est-ce à dire qu’il ne faut pas attendre grand-chose des conclusions présentées par le rapporteur, l’UMP Valérie Pécresse ?

À partir du moment où l’UMP a clairement affirmé qu’il ne veut pas bouger sur ces questions, il ne fallait pas s’attendre à ce que ce rapport soit révolutionnaire. Il y a quelques propositions sur un statut du beau-parent ou une amélioration du PaCS, et encore... C’est une étape supplémentaire qui a été franchie avec cette mission, mais si on veut changer la loi, il faut une autre majorité.

Justement, le PS avait promis en mai 2004 une ou deux proposition(s) de loi sur le mariage et l’adoption. Où en est-on ?

J’ai été missionné par la direction du PS pour animer un groupe de réflexion sur ces questions, avec des parlementaires et des responsables du parti. En se plongeant dans le Code civil, il nous a semblé difficile de déconnecter la question du mariage et celle de l’adoption. Il n’y aura donc qu’une proposition de loi. Et nous rendrons notre copie à François Hollande en février ou mars. Ensuite, le bureau national du parti se prononcera. On peut donc attendre une proposition de loi durant ce premier semestre 2006.

Quel en sera le contenu ?

On ouvre le mariage et l’adoption à tous les couples. Par contre, sur les questions de PMA, il faudra probablement une seconde proposition de loi.

Comparé à ses voisins d’Europe occidentale, la France n’est-elle pas en retard ?

C’est mon sentiment. Avec le PaCS, elle était en avance, mais aujourd’hui elle est à la traîne. Avec la mission d’information, nous avons voyagé en Belgique, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Espagne, au Canada, tous pays qui ont ouvert le mariage et l’adoption aux couples homosexuels. Et la spécificité française sur ces questions me semble incompréhensible. Je suis pour une harmonisation de notre droit avec ceux de nos voisins.

Julien Picquart

Le PS à la traîne ?

Sur les questions LGBT, le PS se situe actuellement dans la moyenne européenne des partis de gauche. Les travaillistes anglais viennent d’adopter "le partenariat civil" et les socialistes belges d’ouvrir l’adoption aux couples homos. En Italie, Prodi a promis d’intégrer le PaCS à son programme électoral et au Portugal, les candidats de gauche à la présidentielle se sont déclarés pour le mariage homo. Quant à l’Espagne, la majorité socialiste prépare un projet de loi en faveur des trans !

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=12289

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20 janvier 2006

Nouvelle attaque d’élus de la majorité contre l’égalité des droits

L’Inter-LGBT dénonce un déni du débat public et attend toujours de l’UMP une clarification

Communiqué de presse du 20 janvier 2006
vendredi 20 janvier 2006.

Un « Collectif des maires de France pour l’enfance » a publié ce vendredi 20 janvier une liste de 50 maires contre l’ouverture du mariage aux couples de même sexe. Cette initiative s’ajoute à celle des 185 parlementaires opposés à l’homoparentalité, et intervient quelques jours avant la publication du rapport de la Mission parlementaire « Famille et droits des enfants », qui devrait pourtant s’en tenir à des conclusions très prudentes.

L’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans dénonce ces pressions exercées sur le bon déroulement du travail parlementaire et du débat démocratique. D’un côté, des députés et sénateurs prennent à témoin l’opinion publique en signant un manifeste, contournant ainsi le cadre du débat parlementaire prévu par les institutions, et notamment une mission parlementaire au caractère pluraliste. De l’autre, des élus locaux utilisent leur mandat local pour annoncer qu’ils refusent par avance toute réforme qui modifierait leurs fonctions d’officier d’état civil. Les uns et les autres refusent a priori tout débat contradictoire, et ne font qu’asséner des certitudes qui devraient s’imposer à l’ensemble des citoyens.

Ces positions conservatrices et stigmatisantes pour les couples homosexuels qui veulent se marier ou qui élèvent des enfants, sont heureusement minoritaires au sein de la société française, et le sont de plus en plus en Europe, notamment dans les pays frontaliers de la France. Le sont-elles également au sein de la majorité ? L’Inter-LGBT demande une nouvelle fois à l’UMP et à son président Nicolas Sarkozy une clarification.

Source : http://www.inter-lgbt.org/article.php3?id_article=543


Le manifeste des 184 salauds ou comment la droite montre son vrai visage


communiqué Commission LGBT des Verts - 20/1/2006

Certain-e-s pensaient que, désormais, droite et gauche, pour les droits des personnes LGBT, c’était devenu pareil. Si la preuve du contraire était nécessaire, 184 parlementaires de droite, sans honte, viennent de la donner de manière éclatante, dans la lignée des maires contre le PACS d’il y a quelques années.

Ainsi, dans une déclaration militant pour le « droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de pouvoir s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère », ils énoncent leur credo anti-mariage et anti-adoption pour les couples de même sexe, alignant clichés homophobes et aberrations juridiques.

Que penser de leur certitude, dogmatique, que seuls des couples hétérosexuels seraient capables d’élever correctement des enfants ? C’est une méconnaissance des études de plus en plus nombreuses et concordantes sur le sujet et aussi, tout simplement, de la réalité sociale qui fait que des milliers d’homoparents élèvent déjà, sans problème, des milliers d’enfants.

C’est aussi un mépris écrasant des personnes en question, parents comme enfants, que ces parlementaires rejettent dans le non-droit et la stigmatisation, et ce, quelle ironie, au nom d’un prétendu « droit supérieur » de l’enfant et même, un comble, au nom du principe de précaution, ramenant donc, si l’on suit le raisonnement, l’homoparentalité à on ne sait quel risque majeur ou catastrophe.

Au moment où le Parlement européen vient de condamner sans restriction l’homophobie en Europe, faut-il suivre ce raisonnement absurde qui retirerait la garde à leurs parents de millions d’enfants vivant dans des familles non seulement homoparentales, mais aussi monoparentales ? A l’approche d’échéances électorales majeures, espérons que les personnes LGBT et tou-te-s celles et ceux qui sont pour l’égalité des droits se souviendront d’où viennent les attaques et du vrai visage de la droite !

Pierre SERNE

Source : http://www.france.qrd.org/actualites/article.php3?id_article=2173

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22 décembre 2005


Espagne : Identité sexuelle: le gouvernement Zapatero continue de tenir ses promesses

Le projet de loi sur l'identité sexuelle sera présenté au printemps prochain. C'est le ministre de la Justice, Fernando Lopez Aguilar qui l'a annoncé en expliquant que la loi permettra aux transsexuel(le)s de changer de sexe et de nom sur les registres civils et sur leurs documents d'identité, même sans avoir subi d'opération chirurgicale. Les personnes transsexuelles devront simplement présenter un rapport médical qui indique leur choix et acceptation de leur nouveau sexe «officiel» et ce depuis au moins deux ans. On estime que 8.000 transsexuel(le)s vivent en Espagne. Ce projet de loi fait suite à la loi sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels et était une promesse électorale du candidat José Luis Rodriguez Zapatero, actuel président du gouvernement. Pour le ministre de la Justice, il s'agit «de faire tomber les barrières de la discrimination et de reconnaître les droits de personnes marginalisées et exclues depuis toujours». «C'est un pas très important pour la dignité de ces personnes», a commenté la Fédération nationale des lesbiennes, gays et transsexuels (FELGT), qui appelle au consensus politique pour faire aboutir le projet et rappelle que les prestations sociales des personnes ayant changé de sexe doivent être reconnues.

par Martine Audusseau

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=8807

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30 novembre 2005


Pierre Seel, témoin unique

Avec Pierre Seel, c’est tout un pan de la mémoire homosexuelle française qui disparaît puisqu’il incarnait à lui seul les heures sombres de la déportation pour cause d’homosexualité. Après sa mort, le 25 novembre, l’hommage de la communauté est unanime.

Par Jean-François Laforgerie

L’émotion est grande. Les hommages nombreux. Il ne pouvait en être autrement avec la disparition de Pierre Seel, unique français survivant des camps qui ait témoigné ouvertement de sa déportation pour homosexualité durant la Seconde Guerre mondiale. Il ne pouvait en être autrement car l’homme, qui a souffert le calvaire, a fait montre d’une incroyable ténacité et d’un grand courage.

Courage contre lui-même lorsqu’il décide, au début des années 80, de rendre publique les raisons de sa déportation, l’assassinat au camp du Struthof de son ami Jo, les tortures infligées par la gestapo et de fait, son homosexualité alors qu’à la fin de la guerre il a refait sa vie avec femme et enfants. Courage aussi parce que, durant des années, son témoignage est rejeté par les autres déportés comme s’il était moins noble d’avoir été victime du fait de son homosexualité que de son engagement politique. Pourtant, incroyablement tenace et parfois ombrageux, il n’a de cesse de faire accepter son témoignage pour ce qu’il est : la vérité et un témoignage unique à ce jour dans notre pays. Tardivement, il trouve la reconnaissance de tous, y compris des pouvoirs publics. A de nombreuses reprises, il participe en France à des dépôts de gerbe commémorant la déportation homosexuelle et contribue à la reconnaissance officielle, en 2001, de cette déportation.

"Nous reconnaissons en Pierre Seel une figure emblématique de la reconnaissance de la déportation, indiquent un collectif d’associations LGBT (…) Rencontrer Pierre Seel, c’était entrer en contact avec une plaie encore à vif et une volonté de vivre pour porter témoignage et réparer un oubli dont il était la victime avec tant d’autres. Pierre Seel s’est éteint paisiblement (…) sans toutefois que la Nation lui ait rendu un hommage mérité".

Depuis plusieurs mois, des démarches pour l’attribution de la Légion d’honneur à Pierre Seel ont été entamées à l’initiative de Jean Le Bitoux auprès des ministères de la Défense et des Anciens combattants. "Nous avions rendez-vous avec Pierre Seel pour la préparation de son dossier, indique Hussein Bourgi du Mémorial de la déportation homosexuelle. Le destin en a décidé autrement. Nous allons préparer un hommage national en 2006 et poursuivre notre action, en accord avec la famille, et déposer d’ici quelques semaines notre dossier en préfecture de Haute-Garonne. Nous souhaitons que la Légion d’honneur [qui peut être décernée à titre posthume] lui soit attribué sur le contingent du 1er janvier".

Le site www.triangles-roses.org a ouvert un cahier de condoléances qui seront transmises à la famille.


Témoin : une vie


D’origine alsacienne, Pierre Seel est arrêté à Mulhouse à 17 ans parce qu’il est homosexuel et fiché par la police comme tel. Il est déporté en mai 1941 au camp du Strutthoff. En 1982, alors qu’il a refait sa vie, il rompt le silence en témoignant ouvertement des raisons et conditions de son internement. A ce jour, il est le seul à l’avoir fait. En 1994, il publie (en collaboration avec Jean Le Bitoux) son récit : "Moi Pierre Seel, déporté homosexuel" (1). Il participe, non sans embûches et vexations, à de nombreuses commémorations en mémoire des déportés homosexuels. Pierre Seel est mort à Toulouse le 25 novembre à 82 ans.

(1) Calmann Lévy

Pierre Seel : figure emblématique de la déportation homosexuelle


Pierre Seel disparaît quelques jours après la reconnaissance officielle par la présidence de la République de la déportation homosexuelle par une cérémonie au camp de Natzweiler-Struthof. C’est dans ce camp, dans le Bas-Rhin, que Pierre Seel, comme d’autres homosexuels, avait été déporté et torturé. Il avait alors 17 ans. Jeune homosexuel, il avait été raflé, arrêté et déporté. Son calvaire, il le racontera, bien des années plus tard, dans un livre-témoignage bouleversant qui constituera un moment capital dans la lente reconnaissance de la déportation homosexuelle en France. Figure courageuse et emblématique de ce combat pour la mémoire, Pierre Seel ne se sera pas battu en vain.

Son cas, longtemps seul connu, permettra des années plus tard qu’une liste de de 210 noms de Français, déportés par les nazis en raison de leur homosexualité soit enfin officialisée.

Grâce à Pierre Seel et à ceux qui ont accompagné son combat, il ne sera plus possible de refuser aux homosexuels de participer aux cérémonies commémoratives comme ce fut si souvent le cas… Une page est, enfin, tournée.

Pierre Seel : hommage des associations LGBT françaises


Au lendemain du décès de Pierre Seel, la communauté LGBT lui rend un hommage unanime. Seul déporté français pour homosexualité à avoir osé porter témoignage, Pierre Seel est décédé à Toulouse dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’âge de 82 ans.
La quasi-totalité des associations françaises réunies au sein de la Fédération des Centres LGBT, de la Coordination InterPride et de l’Inter-LGBT " expriment leur très vive émotion à l'annonce du décès de Pierre Seel ". Pour elles, " Pierre Seel nous a lègué la mémoire de son martyre à travers qui il était, dans la gentillesse et la disponibilité, nous permettant de savoir qui nous sommes et d'où nous venons, sans toutefois que la Nation lui ait rendu un hommage mérité ".

" Nous nous inclinons devant la peine des enfants, de la famille de Pierre Seel et tenons à exprimer toute notre affection à Eric Feliu, son compagnon de tous les instants qui l'aura accompagné jusqu'à son dernier souffle, ainsi qu'à Jean Le Bitoux avec qui il noua de solides liens d'amitié et d'affection, suite à la création du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH), en 1989, et l'écriture commune du livre "Moi Pierre Seel, déporté homosexuel" (1994, Calmann-Lévy) ", ajoutent les fédérations LGBT.

Le président du Mémorial de la déportation homosexuelle rappelle qu’avec la disparition de Pieree Seel, "on perd notre seul témoin".

En effet, en France, les associations n'ont pu jusqu'à présent retrouver que 207 noms de déportés pour homosexualité dans les archives de l'administration militaire et civile, auxquelles ils ont de grandes difficultés à accéder et aucun de ces déportés n’a jamais publiquement revendiqué son statut à l’exception de Pierre Seel.

L'Etat français a reconnu, pour la première fois, le 26 avril 2001 les persécutions subies par les homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale, dans un discours du Premier ministre d'alors, Lionel Jospin.

Une cérémonie religieuse à la mémoire de Pierre Seel aura lieu lundi à 9H30 en l'église des Dominicains à Toulouse. La famille du disparu souhaite y conserver un caractère privé. Les messages de condoléances peuvent également être adressés au Mémorial de la déportation homosexuelle.

www.triangles-roses.org



Déportation homosexuelle : de la revendication à la reconnaissance

Comment la déportation homosexuelle est-elle devenue une revendication politique ? La réponse est simple : par la volonté de quelques homos.

Dès les années 60, la revue "Arcadie" publie un premier témoignage anonyme. Peu d’échos. Il faut attendre la reprise de ce témoignage dans le numéro 12 de "Tout" (journal fondateur du mouvement homo en France), au début des années 70, pour que cette "information" intéresse des homos, au premier rang desquels Jean Le Bitoux, co-fondateur de "Gai Pied". C’est lui qui, à partir de sources étrangères, réalise les premiers articles qui vont tenter de mobiliser les gays.

Le choc vient de la publication, en 1979, du témoignage de Heinz Heger, déporté homosexuel allemand, puis, en 1982, du "coming out" de Pierre Seel, seul témoin français vivant connu de la déportation homosexuelle à partir de la France, en réaction aux propos homophobes de Monseigneur Elchinger, évêque de Strasbourg.

Parallèlement, ce sujet qui mobilise mal l’opinion gay trouve néanmoins sa traduction dans des "cérémonies pour se souvenir" dès 1976. Cette année-là, la gerbe homo est piétinée par d’anciens déportés. Cris, bousculades, échauffourées marquent les cérémonies jusqu’en 1996.

Durant cette période, ce sont les homos les plus politisés qui se saisissent du sujet. Il s’agit d’avancer prudemment, à l’instar de ce qui se passe à l’étranger, en Allemagne comme aux Pays-Bas où la reconnaissance officielle se fera pourtant plus vite. La revendication n’est jamais liée à la Gay Pride mais présente dans toutes les plateformes revendicatives des gays.

La raison ? Il s’agit de la page la plus noire et la plus récente de la persécution des homos en France. Elle s’est nourrie d’une homophobie antérieure et trouve un prolongement aussi douloureux que cynique dans l’oubli qui marque la fin de la guerre et les années qui suivent.

"Je suis autant effrayé par la déportation, les crimes que par leur oubli. Ce n’est plus un crime impuni, c’est un crime oublié" explique ainsi Jean Le Bitoux qui crée en 1989 le Mémorial de la Déportation Homosexuelle.

Aujourd’hui, les chiffres indiquent un tournant net et irréversible. Cette reconnaissance tant attendue n’est pourtant pas une fin en soi.

"Notre objectif serait qu’il n’y ait plus qu’une seule cérémonie officielle le jour du souvenir, que le Triangle rose soit gravé sur les monuments et présent sur les bannières officielles comme le préconise la Fondation, explique Jean Le Bitoux.

"Nous souhaitons aussi la création d’un monument à Strasbourg. Par exemple, une plaque de marbre rose sur l’ancien siège de la Gestapo de la ville où sont passées certaines des victimes. Mais quel symbole de faire de la capitale de l’Europe, la capitale de la mémoire européenne !

"Ce sera sans doute long, je n’oublie pas que l’association homo, HOSI, de Vienne a mis plus de vingt ans à faire apposer une plaque commémorant la déportation homosexuelle dans le camp de Dachau".

J.-F. L.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=dossiers&articleID=11880

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26 novembre 2005

 


Pierre Seel : hommage des associations LGBT françaises


Au lendemain du décès de Pierre Seel, la communauté LGBT lui rend un hommage unanime. Seul déporté français pour homosexualité à avoir osé porter témoignage, Pierre Seel est décédé à Toulouse dans la nuit de jeudi à vendredi, à l’âge de 82 ans.
La quasi-totalité des associations françaises réunies au sein de la Fédération des Centres LGBT, de la Coordination InterPride et de l’Inter-LGBT " expriment leur très vive émotion à l'annonce du décès de Pierre Seel ". Pour elles, " Pierre Seel nous a lègué la mémoire de son martyre à travers qui il était, dans la gentillesse et la disponibilité, nous permettant de savoir qui nous sommes et d'où nous venons, sans toutefois que la Nation lui ait rendu un hommage mérité ".

" Nous nous inclinons devant la peine des enfants, de la famille de Pierre Seel et tenons à exprimer toute notre affection à Eric Feliu, son compagnon de tous les instants qui l'aura accompagné jusqu'à son dernier souffle, ainsi qu'à Jean Le Bitoux avec qui il noua de solides liens d'amitié et d'affection, suite à la création du Mémorial de la Déportation Homosexuelle (MDH), en 1989, et l'écriture commune du livre "Moi Pierre Seel, déporté homosexuel" (1994, Calmann-Lévy) ", ajoutent les fédérations LGBT.

Le président du Mémorial de la déportation homosexuelle rappelle qu’avec la disparition de Pieree Seel, "on perd notre seul témoin".

En effet, en France, les associations n'ont pu jusqu'à présent retrouver que 207 noms de déportés pour homosexualité dans les archives de l'administration militaire et civile, auxquelles ils ont de grandes difficultés à accéder et aucun de ces déportés n’a jamais publiquement revendiqué son statut à l’exception de Pierre Seel.

L'Etat français a reconnu, pour la première fois, le 26 avril 2001 les persécutions subies par les homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale, dans un discours du Premier ministre d'alors, Lionel Jospin.

Une cérémonie religieuse à la mémoire de Pierre Seel aura lieu lundi à 9H30 en l'église des Dominicains à Toulouse. La famille du disparu souhaite y conserver un caractère privé. Les messages de condoléances peuvent également être adressés au Mémorial de la déportation homosexuelle.

www.triangles-roses.org

Source : http://v2.e-llico.com/

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04 novembre 2005



Une association homosexuelle à l'inauguration du Centre européen du Résistant déporté 

Une délégation de six personnes membres des «Oublié(e)s» de la Mémoire ont assisté à l'inauguration du Centre européen du Résistant déporté, hier, jeudi 3 novembre, sur le site du camp de Natzweiler-Struthof dans le Bas-Rhin, en Alsace. Les «Oublié(e)s» de la Mémoire est la seule association homosexuelle inscrite au protocole du ministère délégué aux Anciens combattants. Lors de la cérémonie, les drapeaux tricolores aux armes des triangles rose et noir voisinaient avec les drapeaux des autres associations de déportés. Si le discours du président de la République ne citait pas les minorités déportées, les triangles roses sont mentionnés dans les espaces du musée. Également invité par Jacques Chirac, Pierre Seel, seul homosexuel survivant à avoir eu le courage de déclarer le motif de son internement et de sa déportation, notamment dans le camp du Struthof, n'a pas pu être présent en raison de son état de santé.


par Jérôme Gac

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=8555

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Droit d'asile : un Collectif se mobilise contre le concept de pays sûr


Un Collectif a lancé une pétition pour une modification de la liste des pays sûrs alors qu’au moins neuf pays qui condamnent parfois très sévèrement les relations homosexuelles sont considérés comme tels par la France.


En matière de droits des personnes LGBT, il y a bien longtemps que la France n’est plus exemplaire "Il y a de grandes difficultés pour les demandeurs et demandeuses d’asile LGBT, explique Marie-Paul Lolo du Collectif pour le droit d’asile des personnes LGBT. Comment peut-on demander à une lesbienne de sortir d’Iran avec un certificat médical établissant un viol pour prétendre à demander l’asile en France ? Les exemples de ce genre sont multiples." L’association se bat pour que les persécutions qui visent les personnes LGBT dans certains Etats soient reconnues comme un motif valable pour obtenir le droit d’asile. Elle dénonce notamment le concept de pays sûrs.

Au mépris des accords européens, la France a établi, seule, une liste de pays "sûrs" où ne se poseraient pas de problèmes des droits de l’Homme. Du coup, toutes les demandes d’asile émanant des ressortissants de ces pays sont quasiment rejetées sans examen. Le problème est particulièrement grave pour les personnes LGBT puisque font partie de la liste française au moins neuf pays qui condamnent parfois très sévèrement les relations homosexuelles. Du coup, on peut être persécuté chez soi et refoulé de France sans que cela pose le moindre problème au gouvernement. Le Collectif a lancé une pétition pour une modification de la liste des pays sûrs et une meilleure collaboration avec les associations LGBT.


Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=11707
Mis en ligne le 04/11/05

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01 novembre 2005


L'Etat poursuit sa reconnaissance des déportés homosexuels

Jacques Chirac invite une association homosexuelle à l'inauguration du centre européen du résistant déporté.

L'association Les Oublié(e)s de la Mémoire fait savoir qu'elle prendra part à l'inauguration du Centre Européen du Résistant Déporté dans le système concentrationnaire nazi à Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) qui aura lieu Jeudi 3 Novembre.

Dans un communiqué daté du 28 Octobre 2005, l'association écrit que Jacques Chirac lui-même a exprimé le souhait que des représentants portant la mémoire de la déportation homosexuelle soient présents à cette cérémonie.
Il s'est tout naturellement adressé à elle car elle était la seule inscrite au protocole du Ministère Délégué aux Anciens Combattants.

Une délégation de l'association arborant son drapeau symbolique rose et noir et comprenant les associations Lesbian & Gay Pride de Marseille, Boucle Rouge, Arc en Ciel Toulouse et Flag ! Policiers Gay et Lesbiens, accompagnera donc le président et ses invités, dans l'avion affrété à cette occasion.

Durant cette journée, Les Oublié(e)s de la Mémoire seront témoins de l'évocation officielle d'un pan du Centre consacré à l'internement et à la déportation d'homosexuel(le)s qui ont eut lieu sur ce camp, ainsi que de la présence d'une borne rassemblant toutes les catégories de déporté(e)s.

Bien que le président ait officiellement invité Pierre Seel, seul déporté à avoir eu le courage de déclarer le motif de son internement et de sa déportation, on ne se fait pas beaucoup d'illusions quant à sa présence être à cet hommage, à cause de son état de santé.

Source : http://citegay.fr/actualites.htm

En savoir plus : http://pagesperso.aol.fr/devoiretmemoire/achdm.html

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