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02 février 2006



Jake Gyllenhaal (à gauche) et Heath Ledger dans "Le Secret de Brokeback Mountain".
AFP/PATHÉ DISTRIBUTION


«Le secret de Brokeback Mountain» censuré en Chine


L'histoire d'amour entre Jack et Ennis, deux cow-boys dans l'Amérique des années 60, a peu de chance d'être vue en Chine. Le film Le secret de Brokeback Mountain a choqué l'instance de régulation chinoise qui a interdit le film sur tout le territoire. Le sujet reste encore très sensible en Chine. Pendant des semaines le réalisateur Ang Lee a tenté, en vain, de prier les autorités à plus d'ouverture concernant les questions relatives à l'homosexualité. Pour l'instant elles n'ont pas donné une suite favorable à sa requête. Pourquoi? Selon un communiqué, publié par l'agence de presse officielle Xinhua News, l'histoire de ce film serait «trop sensible». Deuxième possibilité, une censure vis-à-vis d'un cinéaste taiwanais pas très bien vu par les autorités. En Chine, Le secret de Brokeback Mountain fait néanmoins parler de lui. Si le film reste interdit en salle, les Chinois peuvent néanmoins se le procurer en DVD et de nombreux blogs vantent ses mérites. Au pays de la contrefaçon, le DVD est disponible depuis plusieurs semaines. À Pékin, la majorité de la communauté gay a déjà vu le film et organise régulièrement des séances privées: «C'est une manière pour nous d'organiser la résistance, raconte un gay. Rien ne peut nous empêcher de le voir ; de toute façon il circule déjà partout.» Officiellement il y aurait 40 millions d'homosexuels en Chine mais, selon les associations LGBT chinoises, le chiffre devrait être multiplié par deux.

par Christophe Nivelet

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=9000

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26 janvier 2006


Avec «Brokeback Mountain», le sport américain bruisse de rumeurs

Le secret de Brokeback Mountain devient un réel phénomène de société aux États-Unis. Le monde du sport n'a pas échappé au débat que suscite le film sur l'acceptation de l'homosexualité par la société. Le sport de haut niveau reste aux États-Unis un milieu où l'homosexualité n'a pas d'existence officielle. Aucun athlète de haut niveau de la NBA ou de la Major League Baseball n'a osé jusqu'ici vivre son homosexualité au grand jour. Dans la NFL (National Football League), un seul joueur est sorti du placard: David Kopay (photo). Un an après s'être retiré du circuit, David Kopay a admis son homosexualité et a raconté dans les médias sa vie de couple avec un autre athlète, mort du sida depuis. Le joueur a vu Brokeback Mountain, qui est pour lui un parfait parallèle de ce qui se passe dans le monde du sport: honte, déni et fausse vie hétérosexuelle. Le film suscite chez les médias et dans les forums de discussion dédiés au sport un réel débat sur le besoin du monde sportif d'accepter l'homosexualité dans ses rangs. «Ce que vivent Ennis et Jack dans le film, nous le vivons dans le sport en 2006», remarque Jim Buzinki, un journaliste du site LGBT sportif Outsports.com.
Photo DR

par Nicolas Jan

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=8948

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21 janvier 2006


Heath Ledger et Michelle Williams dans le film américain d'Ang Lee, "Le Secret de Brokeback Mountain".


Le cinéma gay vise un public au-delà de sa communauté

LE MONDE | 17.01.06 | 13h49

Avant sa projection à Venise, on parlait déjà du Secret de Brokeback Mountain comme du premier western gay. Depuis, on a su que ce n'était pas un western. Selon son distributeur, Philippe Hellmann, le film ne serait même pas spécifiquement gay : "C'est une histoire d'amour. Il se trouve qu'elle se passe entre deux hommes." Distribué en 130 copies, le lauréat du Lion d'or sort bien dans les deux salles phares de l'art et essai du marais, le MK2 Beaubourg et l'UGC Ciné-Cité les Halles, mais il n'est soutenu que par des partenaires médias "non gays" : Paris Première, Club Internet, Télérama, Libération... "Ang Lee est connu par un autre public que les gays, explique Philippe Hellmann. Je ne voulais pas l'enfermer dans cette catégorie, qui à mes yeux est secondaire en regard du film."


Réputée cinéphile, surinformée sur ce qui la concerne, la communauté gay n'aurait pas besoin d'une campagne dédiée pour aller voir un film précédé d'un tel "buzz". C'est ce que pense aussi Jean Labadie (Bac Films), distributeur de Crustacés et coquillages, comédie familiale sur fond d'amours homosexuelles, signée Olivier Ducastel et Jacques Martineau : "On n'est plus à l'époque où Fassbinder tournait La Loi du plus fort. Sortir un film avec des personnages homosexuels n'a rien de courageux. Et quitte à viser un large public, mieux vaut ne pas cibler une communauté. Les gens risquent de se dire : si c'est pour eux, ce n'est pas pour moi." Ce discours s'applique mieux aux films politiquement consensuels et commercialement ambitieux qu'aux productions fragiles ou pointues. Reinas, Odete, George Michael, mon histoire et Le Bal des chattes sauvages, les quatre petits films gays qui sortaient mercredi 11 janvier, ont tous été lancés avec peu de moyens, en partenariat avec des entreprises et associations communautaires.

Pour Reinas, comédie espagnole de Manuel Gomez Pereira, Eric Vincent (ARP Distribution) a réparti son budget entre des médias neutres (Ouï FM et Ciné Cinémas), des supports latins (Radio Latina, Vocable...) et des partenaires gays (Têtu, Illico, Gayvox. com, le Syndicat national des entreprises gays (SNEG) et la soirée des Follivores)... "Je préfère, affirme-t-il, informer 3 000 personnes dans une soirée où je suis sûr d'avoir un taux de déperdition très faible que n'importe qui sur colonnes Morris, que je n'ai de toute façon pas les moyens de me payer..." Les stars du film, Marisa Paredes et Carmen Maura, ont par ailleurs été invitées par Pink TV, Radio FG, et à peu près tous les médias gays.

Le choix des salles est souvent crucial, à Paris du moins, car en régions aucune salle ne draine spécifiquement de public gay ou lesbien. Distributeur d'Odete, de Joao Pedro Rodriguez, Maurice Tinchant (Pierre Grise), qui aurait voulu plus de salles parisiennes pour faire connaître le cinéaste, doit se contenter du Racine et de l'incontournable MK2 Beaubourg. Pour O Fantasma, premier long métrage sulfureux de l'auteur, cette salle proche du Marais avait fédéré 16 000 spectateurs sur un total de 40 000. Selon Marc Mercier, programmateur des salles MK2, le film a d'abord marché pour ses qualités cinématographiques. "La communauté gay est cinéphile et exigeante. Elle s'intéresse à tous les cinémas. Qu'un film aborde un thème lié à l'homosexualité ne suffit pas à la déplacer." De fait, la notoriété du film avait été portée par les festivals (scandale à Venise, Grand Prix de Belfort), par la campagne de communication éclatée par son distributeur, Epicentre Films, entre médias cinéphiles et supports communautaires, et par une critique dithyrambique de Libération.

Reste que les festivals de films gays et lesbiens remplissent encore les salles, que le Festival du film de Berlin récompense chaque année, par le Teddy Bear d'or, son meilleur film gay, dont le récent développement de rayons gays et lesbiens chez les marchands de DVD a fait exploser les ventes. Chez Antiprod, Patrick Morin a ainsi vendu 60 000 exemplaires en cinq ans des DVD de sa collection "Courts, mais gays", compilations de courts métrages glanés un peu partout dans le monde. Autre éditeur DVD, Eric Kertudeau (Optimale) profite aussi de cette segmentation, mais sans s'en satisfaire : "C'est facile de vendre nos titres dans les rayons gays et lesbiens. Ce qui est dur, c'est de les amener chez Leclerc, Carrefour, là où on ne les attend pas, à côté de Hulk et de Shrek..." Mariant agressivité commerciale et militantisme, il arrive à ses fins en éditant, aux côtés de Presque rien de Sébastien Lifshitz, et de Yossi et Jagger d'Eytan Fox, des séries télé à succès, comme Clara Sheller, ou Les Chroniques de San Francisco.

Isabelle Regnier
Article paru dans l'édition du 18.01.06

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-731605,0.html


Jake Gyllenhaal (à gauche) et Heath Ledger dans "Le Secret de Brokeback Mountain".
AFP/PATHÉ DISTRIBUTION


"Brokeback Mountain" triomphe aux Golden Globes

LE MONDE | 18.01.06 | 14h14 • Mis à jour le 18.01.06 | 14h14

Première étape majeure dans la course aux Oscars, les Golden Globes, récompenses attribuées par l'Association des correspondants étrangers à Hollywood, ont pris cette année les couleurs arc-en-ciel du mouvement gay.

Décernés, mardi 17 janvier, à Los Angeles, les trophées sont allés d'abord au Secret de Brokeback Mountain, le film romantique d'Ang Lee, qui raconte la liaison entre deux cow-boys, dans les années 1960. Brokeback est reparti avec les prix du meilleur film dramatique, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario (il est signé de Larry McMurtry et Diana Ossana) et de la meilleure chanson.


Philip Seymour Hoffman a remporté le prix du meilleur acteur dans un rôle dramatique pour son interprétation du rôle-titre de Capote, qui montre l'intellectuel gay précipité dans l'Amérique profonde des années 1960 à l'occasion de l'enquête qui conduisit à l'écriture de De sang froid. Et c'est pour un rôle de transsexuel dans Transamerica, de Duncan Tucker, que Felicity Huffman (qui joue Lynette Scavo dans la série "Desperate Housewives") a reçu le Golden Globe de la meilleure actrice dans un rôle dramatique.


ABSENCE DES GRANDS STUDIOS


Le contrepoint de cette dominante gay a été politique, puisque le film Syriana, de Steven Gaghan, qui dépeint les turpitudes de l'industrie pétrolière américaine, a été honoré à travers l'attribution d'un Golden Globe du meilleur second rôle masculin à George Clooney pendant que l'équivalent féminin de la récompense allait à Rachel Weisz pour son travail dans The Constant Gardener, de Fernando Meirelles. Enfin, le film palestinien Paradise Now, d'Hani Abu Asad, a reçu le Golden Globe du meilleur film étranger. Dans la catégorie comédie et film musical, c'est la biographie de Johnny Cash, Walk the Line, qui a raflé les récompenses : meilleur film, meilleur acteur (Joaquin Phoenix) et meilleure actrice (Reese Witherspoon).

Outre la thématique des films, ces résultats sont également remarquables en raison de l'absence de films produits par les grands studios : le Munich de Steven Spielberg et le King Kong de Peter Jackson, financés par Universal, ou Les Mémoires d'une geisha, de Rob Marshall, produit par la Columbia.

Mais les Golden Globes, attribués par des journalistes, ne préfigurent pas systématiquement les résultats des Oscars, décernés par les professionnels du cinéma. Les nominations aux Oscars seront annoncées le 31 janvier et la cérémonie de remise des trophées est prévue le 1er mars. Elle sera présentée par le comique Jon Stewart, animateur sur la chaîne Comedy Central du "Daily Show", faux journal télévisé et tribune de l'opposition à la majorité républicaine.

Thomas Sotinel
Article paru dans l'édition du 19.01.06

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-731990,0.html

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10 janvier 2006


La saison 3 de «The L Word» a débuté aux États-Unis



Finis l'engouement médiatique de la première saison ou les soirées spéciales «The L Word», la saison 3 de la fameuse série a débuté dimanche 8 janvier aux États-Unis dans une certaine indifférence. «J'ai aimé le premier épisode de la saison 3, tempère Ina Georf, qui vit à Los Angeles et est fan de la série depuis le début. Si le public ressent moins d'excitation, c'est tout simplement parce que la série s'est installée dans le paysage médiatique américain. On aime "The L Word", on y est indifférent ou l'on déteste mais, dans l'ensemble, cela n'a plus rien plus d'exceptionnel de voir à la télévision des histoires de lesbiennes devant faire face au quotidien… C'est déjà un des grands mérites de "The L Word".» La saison 3 est annoncée comme résolument plus légère que la saison 2 où la mort, la maladie, la drogue avaient été au centre des intrigues du groupe des filles. «J'ai vécu un grand bonheur avec un groupe de copines en découvrant "The L Word", se souvient Celia Barney, de New York. Nous organisions des soirées spéciales où jusqu'à 20 filles se réunissaient pour voir la série chez moi. D'une manière générale, les lesbiennes ont peu d'accès aux médias importants aux États-Unis. C'est la première fois que chacune d'entre nous pouvait se reconnaître dans des personnages télévisés. En découvrant la saison 3, je suis toujours aussi heureuse de suivre les intrigues des différentes filles, de la championne de tennis à Pam Grier qui va devoir faire face aux problèmes liées à la ménopause. Je pense que la saison 3 sera plus mûre, après le sensationnel de la série 2.» Cette troisième saison de la série culte sera également pimentée par les soucis de Bette qui devra lutter contre la censure artistique liée au climat politique actuel américain. Sans oublier quelques nouvelles venues… En France, la saison 2 pourrait être diffusée au début de l'été.

par Nicolas Jan

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=8854

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06 janvier 2006


Le film qui réjouit la gauche américaine

Avec «Good Night, and Good Luck», Clooney replonge dans le maccarthysme et livre une charge à peine déguisée contre l'Amérique de Bush.

[A Hollywood, la mode est au film «à contenu politique». Brokeback Mountain, romance entre deux cow-boys gays, fait un tabac depuis trois semaines, à la grande fureur de la droite chrétienne. Il est un des favoris des oscars, le mois prochain.]


par Pascal RICHE
QUOTIDIEN : mercredi 04 janvier 2006

Washington de notre correspondant



A Hollywood, la mode est au film «à contenu politique». Brokeback Mountain, romance entre deux cow-boys gays, fait un tabac depuis trois semaines, à la grande fureur de la droite chrétienne. Il est un des favoris des oscars, le mois prochain. Il sera en compétition avec d'autres films ayant, eux aussi, de sérieux chatoiements politiques : Syriana, thriller pataugeant dans le pétrole moyen-oriental ; The Constant Gardener, adaptation du roman de John Le Carré sur fond d'Afrique exploitée par les trusts pharmaceutiques ; ou le Munich de Steven Spielberg, qui s'aventure au coeur du conflit israélo-palestinien.


Good Night, and Good Luck, qui sort aujourd'hui en France, est lui aussi sur la liste des oscarisables. Ce film est un petit phénomène. Malgré le choix du noir et blanc, un tout petit budget (7 millions de dollars) et une action confinée à un studio de télévision des années 50, ce film indépendant a trouvé son public aux Etats-Unis, engrangeant plus de 23 millions de dollars de recettes. Le nom glamour de son réalisateur, George Clooney, explique en partie ce succès. Mais ce film a également marché parce qu'il entrait en résonance avec l'Amérique d'aujourd'hui.

Introspection. Good Night, and Good Luck raconte comment un journaliste star de CBS, Edward Murrow, exposa courageusement en 1954 la charlatanerie du sénateur du Wisconsin Joe McCarthy, qui menait depuis le début des années 50 une campagne visant à débarrasser l'administration et les médias des éléments «antiaméricains», c'est-à-dire suspects de sympathies communistes.

Lors de la sortie du film, de nombreux commentateurs se sont interrogés : «Où est aujourd'hui notre Murrow ?» Les médias ont fait leur introspection. Et les Américains de gauche, qui, depuis quelques années, se sentent ostracisés, ont applaudi Clooney, en qui ils ont vu un porte-étendard idéal. L'acteur ne se fait pas prier pour endosser ce rôle : «Oui, je suis de gauche ("liberal") et j'en ai ras le bol que ce soit considéré comme une insulte», a-t-il déclaré le mois dernier, rappelant que la gauche américaine avait toujours pris les bonnes positions sur les grands sujets : vote des femmes, droits des Noirs, guerre du Vietnam, combat contre le maccarthysme... Son film, tout en collant au récit historique, est une charge à peine déguisée contre Bush et sa «guerre contre le terrorisme». «Vous pourriez juste changer les noms, et vous auriez le même scénario», a déclaré l'acteur qui joue Murrow, David Strathairn.

Fantôme. Certes, Bush n'est pas McCarthy. Il n'y a pas, aux Etats-Unis, de chasse aux sorcières comparable à celle qui avait été engagée au début des années 50. Malgré la «guerre contre le terrorisme», la liberté d'expression, que ce soit à la télévision ou à Hollywood, est bien plus grande aujourd'hui qu'elle ne l'était alors. Mais, depuis le 11 septembre 2001, le fantôme de McCarthy passe de temps à autre dans le champ politique américain. Ce fut le cas lorsque le conseiller politique de Bush Karl Rove a accusé les opposants démocrates de vouloir «offrir thérapie et compréhension» aux terroristes du 11 septembre. Ou lorsque la Maison Blanche pilonne certains critiques de la guerre en Irak. Pour avoir exposé une contre-vérité proférée par Bush (la prétendue tentative par Saddam Hussein d'acheter de l'uranium au Niger), l'ex-ambassadeur Joe Wilson est devenu la bête noire de la Maison Blanche. La couverture de sa femme, espionne de la CIA, a été grillée par une fuite malveillante décidée à un très haut niveau.

Lorsque le très sérieux, et généralement très faucon, représentant démocrate John Murtha a appelé au retrait des troupes d'Irak, en novembre, il a aussitôt été accusé par la Maison Blanche de «capituler face aux terroristes» et, suprême insulte, comparé au documentariste-pamphlétaire anti-Bush Michael Moore. Mais, signe que le maccarthysme reste honni dans le pays, cette attaque brutale a choqué l'opinion. La Maison Blanche a dû faire machine arrière, et saluer la légitimité du débat soulevé par Murtha.

Espions. Depuis, d'autres scandales sont venus réveiller des démons de la guerre froide et du maccarthysme : la révélation d'écoutes téléphoniques posées sur ordre de Bush sans autorisation judiciaire, ou la découverte que la police de New York glissait des agents-espions en civil dans les manifestations politiques. Autant d'affaires qui ne peuvent que renforcer le sentiment, chez les Américains de gauche, qu'ils sont de nouveau considérés comme des ennemis de l'intérieur...

Source : http://www.liberation.fr/page.php?Article=348814

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Vive les Reines !

Décidément, le cinéma espagnol ne se limite plus à Almodovar. Et le roi Pedro n’est plus qu’un des innombrables cinéastes ibères à oser les pédés. Trois de ses reines (Marisa Paredes, Carmen Maura et Veronica Forque) sont pourtant les mères des premiers mariés gay dans la comédie "Reinas" (en salles le 11 janvier). Rencontres avec la Maura et la Paredes.

Par Didier Roth-Bettoni

La première qualité de "Reinas", c’est un sens épatant de l’actualité. En 2003, alors même que le sujet n’est évoqué par personne en Espagne (la droite dure de Jose Maria Aznar est au pouvoir) Manuel Gomez Pereira écrit un scénario dont le point de départ est le mariage gay vu du côté des mères des nouveaux époux. Et puis voilà que le socialiste Zapatero remporte les élections et fait voter le mariage homo en 2005, au moment même où sort "Reinas".

La seconde qualité de cette comédie pimpante, c’est son casting. Les mères d’abord : toutes plus folles, égoïstes, exubérantes… les unes que les autres, ces six dames sont incarnées par quelques gloires du cinéma espagnol dont trois des divas favorites d’Almodovar. Marisa Paredes, Carmen Maura et Veronica Forqué ("Kika"). Trois autres mamans tout aussi imprévisibles complètent cette réjouissante panoplie dans laquelle la tolérance n’est qu’une façade mais où, finalement, ces dames se révèleront jalouses de leur futur gendre de façon à peine pire que ce qu’elles éprouveraient envers une éventuelle bru…

On l’aura compris, c’est du côté des mères que se situe "Reinas", bien plus que du côté des garçons qui s’apprêtent à se marier. Mais sous ses allures futiles et légères, le film véhicule un vrai message politique. En témoigne la séquence finale où une juge proclame le mariage, "au nom du roi et de l’Etat", des vingt couples homos présents. Pour cette simple scène, il sera beaucoup pardonné à ce film qui renvoie aux oubliettes de l’histoire nos misérables cérémonies de PaCS dans de sordides bureaux administratifs.

"Reinas", de Manuel Gomez Pereira, avec Carmen Maura, Marisa Paredes, Veronica Forqué. Sortie le 11 janvier.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=culture&articleID=12111

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17 décembre 2005


Cinéma : Reinas arrive sur les écrans !

Le 11 Janvier, plongez dans la première comédie sur fond de mariage gay à l'espagnol

C'est l'histoire de 6 fils, 5 mères, 1 père, 1 chien, et de tout ce qui va leur arriver durant un long week-end avant que les garçons n'épousent l'homme de leur vie ...

"Reinas" (dans le sens "Queen") est un film raffraîchissant et burlesque à souhait, à ne surtout pas manquer.

Sorti quelques semaines avant que la loi sur le mariage gay ne soit votée en Espagne, cette comédie burlesque et raffraîchissante de Manuel Gomez Pereira ("Entre les Jambes"), réunit trois égéries de Pedro Almodovar.

Reinas
Comédie Espagnole (2004) réalisée par Manuel Gomez Pereira
Sortie en salle le 11 janvier 2006
Durée 1h47 minutes
Avec Veronica Forque, Carmen Maura, Marisa paredes, Mercedes Sampietro, Gustavo Salmeron

EN SAVOIR PLUS :

Lisez l'interview de Marisa Paredes et Carmen Maura


Source : http://citegay.fr/ACTUALITES/GAY/00/00/243634/actualites_visu.htm
16/12/2005 TOF - Actualites Gay

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07 novembre 2005


Pedro Almodovar récompensé au festival du film gay de Madrid


Le festival du film gay et lesbien de Madrid s'est ouvert le 3 novembre par la remise d'un prix au réalisateur espagnol Pedro Almodovar. Les organisateurs ont attribué le prix Lesgai au cinéaste pour l'ensemble de sa carrière, qui a, à leurs yeux, tant fait pour l'égalité des gays, des lesbiennes et des transsexuel(le)s. Le public enthousiaste a acclamé le réalisateur, lui coupant plusieurs fois la parole, et lui a offert l'hommage des anonymes par une standing ovation. Pedro Almodovar a rappelé plusieurs anecdotes de sa vie et insisté sur la nécessité d'accepter les différences. De nombreuses personnalités de la politique, de la culture et du cinéma ont participé à l'inauguration où le fameux soprano français Yves Le Peche a chanté plusieurs extraits d'opéra. La manifestation se voulait aussi militante, comme le montrent les interventions de Javier Lopez, secrétaire général du syndicat CCOO (Commissions ouvrières), et de Miguel Angel Sánchez, président de la Fondation Triangulo, qui ont rappelé que la culture est une arme et que le combat pour l'égalité sociale continue. Le festival du film gay et lesbien dure jusqu'au 13 novembre.

par Martine Audusseau

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=8564

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30 octobre 2005


Les Gays à Cuba, et l'école de falsification de Hollywood.

Leonardo Hechavarría et Marcel Hatch, 18/10/2005 - 23:31

Une critique du film "Avant la Nuit"

par Leonardo Hechavarría et Marcel Hatch



[ LES AUTEURS : Leonardo Hechavarria, citoyen cubain, est traducteur et interprète. C'est un partisan fervent de la Révolution et milite pour la reconnaissance des lesbiennes et des gays dans son pays. Marcel Hatch est typographe et un vétéran de la lutte pour les droits des homosexuels au Canada. Ils organisent chaque année à Cuba la Tournée d'Education de Nouveau Parti Démocratique [du Canada], sponsorisée par le Mouvement de la Paix Cubain (voir www.ndpsocialists.ca). Vous pouvez contacter Hechavarria et Hatch à l'adresse suivante : cubatour@ndpsocialists.ca ]

* * * * * *

"Avant la Nuit" n'est pas un film baclé. Au contraire, c'est du cinéma finement ciselé, avec de bons acteurs de niveau international tels que Javier Bardem, Olivier Martinez, Andrea Di Stefano, Johnny Depp et Sean Penn.

Cette production US, dirigée par Julian Schnabel et tournée au Mexique, a reçu de nombreux prix grâce à la qualité de ses images et une charge émotionelle à vous briser le coeur. Qualifié "d'histoire vraie", ce film est rempli aussi de demi-vérités et de sornettes anti-castristes présentés comme de l'art et de la poésie, le tout enrobé de sexe. Et, fidèle à un certain genre, l'homosexuel meure avant le générique de fin.

Ce film est une version épurée de la vie du poéte et écrivain Cubain Reinaldo Arenas. On nous montre son enfance pauvre, ses talents de poète et ses premiers penchants pour ceux du même sexe.

Nous suivons son évolution sociale et hormonale, son voyage comme auteur, ses frustrations face à l'homophobie d'une époque, ses désillusions sur Cuba, son emprisonnement.

Nous assistons à l'auto-exil d'Arenas, à sa vie à New-York où il attrape le SIDA, vit dans une misère noire, écrit beaucoup sur Cuba, et se suicide en 1990.

On sort de la salle de projection avec l'impression d'un Cuba aussi corrompu qu'un état policier stalinien - un goulag pour homosexuels, intellectuels et artistes. Est-ce que ça marche ? A voir la consommation de mouchoirs en papier de nos voisins de séance, il semblerait que oui.

Est-ce que nous vous conseillons de boycotter ce film ? Non. Mais nous vous demandons de le regarder avec un oeil critique. Nous ne connaissons pas un seul Cubain, qu'il soit partisan ou adversaire du régime, qui trouve le film crédible. Pas plus que les militants gay intelligents.

Dans le Guardian du 7 Mai 2001, le Dr. Steve Williamson, un expert de l'oeuvre d'Arenas, dit que le film "rabache une histoire très vieille et déformée". Il pense que le poète souffrait de paranoia, sinon de démence, lorsqu'il écrivit "Avant la Nuit" dans les derniers moments de sa vie.

Williamson ajoute : "Cuba a énormément changé depuis cette époque. C'est de loin le pays le plus progressiste de toute l'Amérique latine en ce qui concerne les droits des gays. A l'évidence, [Arenas] a souffert ce qu'il a vécu durant cette période à Cuba, ce qui fut une erreur, mais si on prend au pied de la lettre ce qu'il a écrit ou ce que le film montre, on est en train de falsifier l'histoire."

Le film présume que le public est aveugle ou ignorant, mais pas forcément totalement hostile à la réalité Cubaine. Pourtant, par une étrange pirouette cinématographique, il fait l'impasse sur les progrès énormes accomplis pour les travailleurs, les femmes, les gens de couleur et, bien entendu, les gays à Cuba depuis 1959. La disparition de la faim, des sans-logis, de l'analphabétisme, du taux de mortalité infantile élevé et de la domination étrangère sur l'île sont bien sûr indiscutables - grâce à la Révolution.

Ce fut sous le règne de Clinton/Bush que fut déclenchée la vague de mélodrames anti-Cubains autour de l'homosexualité. Le mythe persistant, promu principalement par les cubano-américains d'extrême-droite (dont la plupart sont violemment homophobes), que l'homosexualité serait illégale à Cuba, que les gays et les lesbiennes seraient bannis du Parti Communiste et qu'ils seraient maltraités et jetés en prison ne sont que des balivernes.

Cette contre-vérité est très prisée chez les progresistes septiques et la communauté gay. C'est ce public là qui est visé par le film. Il est nécéssaire de contrer ces affabulations par des faits. Les voici.

UNE HISTOIRE BREVE DES HOMOSEXUELS A CUBA

Avant la Révolution de 1959, la vie des lesbiennes et des gays était marquée par un isolement extrême et une repression inscrite dans la loi et renforcée par le dogme Catholique. Les attitudes patriarchales rendaient les lesbiennes invisibles. Si elles étaient démasquées, elles étaient souvent victimes de violences sexuelles, d'une mise à l'écart de la communauté et de la perte de leur emploi. Le milieu clandestin des gays à la Havane -- environ 200.000 -- était un bouillon de prostitution pour le tourisme des Etats-Unis, d'asservissements, de menaces constantes et de chantages. La mise au placard était de rigueur. La survie passait souvent par de faux mariages hétérosexuels, ou par un banissement dans le ghetto gay. La vie des homos à Cuba ressemblait en tous points à celle des homos des autres pays.

Après la Révolution, l'égalité des sexes fut inscrite dans la loi, y compris pour les salaires, la garde des enfants, l'avortement, le service militaire, entre autres conquêtes historiques, élevant ainsi le statut social et politique des femmes. Cette politique, une première en Amérique latine, a joué un grand rôle pour l'indépendence des femmes et leur liberté sexuelle, un prérequis à la libération homosexuelle. La Révolution a aussi détruit la prostition controlée par la Mafia et alimentée par le tourisme US qui maintenait les homosexuels et lesbiennes sous un joug.

La Révolution entreprit de fournir une éducation et un emploi aux femmes prostituées. Les lesbiennes bénéficiaient des avancées sociales des femmes en général, et beaucoup sont devenues de ferventes partisanes de la Révolution. D'un autre coté, une minorité importante d'hommes gays quittèrent le pays. Certains ont rejoint les expatriés contre-révolutionnaires à Miami ou y ont été forcés par le chantage. Ironiquement, les Etats-Unis, tout en menant la chasse aux homosexuels et les jetant en prison dans la période du McCarthysme, ouvrait grand les bras aux Cubains gays dans le cadre de la tentative de destabilisation généralisée du régime castriste.

Le machisme latin, la bigoterie catholique et l'homophobie stalinienne se sont combinées au début de la Révolution pour limiter les réformes légales pour les lesbiennes et les gays. Cependant, ces derniers ont joint leurs efforts dans la construction du Socialisme : la majorité espérait un avenir meilleur, tout en gardant un profil bas.

En 1965, Cuba était soumis aux aggressions des Etats-Unis (Baie des Cochons en 1961, Crise des Missiles en 1962, des incursions militaires et biologiques incessantes à partir de la Floride). Des brigands contre-révolutionnaires sévissaient dans les montagnes de l'Escambray. Dans un effort maladroit de faire participer aux efforts de la récolte de canne à sucre tous ceux qui réussissaient à echapper au service militaire -- depuis les gays jusqu'aux Témoins de Jehova en passant par les travestis -- , le gouvernement créa les Unités Militaires d'Aide à la Production (UMAP). A la suite de pressions internes et internationales, et aussi suite à une intervention politique directe de Fidel Castro, les UMAPs furent supprimées 18 mois plus tard. Les Cubains considèrent le projet des UMAPs comme une grave erreur et une atteinte au principe d'égalité socialiste. Cependant, la droite persiste à décrire les UMAPs comme des camps de concentration, et laissent entendre qu'elles existent toujours. "Avant la Nuit" se sert des UMAPs pour renforcer l'image d'un Cuba transformé en colonie pénitencière pour les gays.

A la fin des années 60, l'attitude de Cuba à l'égard des lesbiennes et des gays était en synchronisation avec les pays d'Europe ou le Canada. L'homosexualité était traitée comme une "maladie" qui devait être soignée et non plus comme une activité criminelle.

Dans les années 70, on abandonna la notion importée du Stalinisme-Maoisme selon laquelle l'homosexualité était une "manifestation de la décadence capitaliste". L'Homosexualité était perçue comme une forme de comportement sexuel qu'il fallait étudier.

En 1971, un pas en arrière fut accompli lorsqu'un Congrès Culturel a adopté une déclaration qui stipulait "qu'aucun homosexuel ne pouvait représenter Cuba". Le decret fut contesté devant la justice par un groupe de théâtre et fût finalement abrogé deux ans plus tard. Tout comme au Canada dans les années 70 et début 80, les gays Cubains souffraient du harcélement routinier des policiers et faisaient l'objet de dénonciations honteuses en public. Mais à Cuba il n'y a jamais eu de tortures pratiquées sur les gays.

LE BOND EN AVANT

1975 : les lois qui limitaient l'emploi des homosexuels dans les domaines de l'art et de l'éducation sont abrogées. Un code de la famille fût adopté qui préconisait une responsabilisation à égalité entre hommes et femmes pour l'éducation des enfants et les tâches ménagers.

1979 : les actes homosexuels sont dépénalisés.

1981 : le bestseller Cubain "Pour défendre l'amour" (traduction du titre anglais), par le Dr Sigfried Schnabl, déclare que l'homosexualité "n'est pas une maladie, mais une variante de la sexualité humaine".

1986 : La Commission Nationale sur l'Education Sexuelle présente un programme sur l'homosexualité et la bisexualité qualifiées de saines et positives.

1987 : Interdiction pour la police de harceler les gens pour leur apparence ou leur manière de s'habiller. Cette interdiction profite largement aux gays.

1988 : la loi contre l'homosexualité "ostensible" est abrogée. Fidel Castro explique qu'il est temps de rejeter les rigidités et de changer les attitudes négatives envers les gays dans le Parti et la société .

1992 : Vilma Espin, dirigeante de la Révolution et présidente de la Fédération des Femmes Cubaines condamne les préjudices à l'égard des gays et lesbiennes. Castro s'exprime en faveur de l'égalité des femmes et rejette les sentiments anti-gays : "je suis absolument contre toute forme de répression, de mépris, de critique ou de discrimination à l'égard des homosexuels. [Il s'agit] d'une tendance humaine naturelle qu'il faut simplement respecter."

1993 : Sortie du film à succès financé par l'Etat, "Fraise et Chocolat", qui critique la discrimination des gays par le Parti Communiste dans les années 70 et 80. Le film remporte un très vif succès à Cuba et reçoit les louanges du monde entier. Le premier groupe de gays pour combattre le SIDA est lancé.

1994 : le documentaire "Gay Cuba", de l'états-unien Sonja de Vries, examine avec franchise la situation des droits des gays sur l'île. Le film est projeté à l'ouverture d'une soirée de la Fédération des Femmes Cubaines (FFC). La FFC invite des gays états-uniens à visiter l'île.

1995 : le documentaire cubain "papillons sur l'échafaud" (traduction du titre anglais, "papillon" = expression pour dire "gay") raconte comment des travestis se sont intégrés dans un quartier de la Havane. Des gays et travestis Cubains dansent en tête du cortège du 1er Mai à la Havane, et deux délegations états-uniennes de gays participent à la marche.

1997 : les dernières traces de références anti-homos dans la loi cubaine sont supprimées.

1998 : un programme national à la télévision cubaine lance une série de débats sur les lesbiennes et les gays. Pendant les semaines qui suivent, le sujet provoque des discussions à travers le pays.

AUTRE LUTTE, AUTRE COMBAT

Contrairement à beaucoup de leaders gays au Canada qui considèrent que la fin du fin seraient que les mariages gays bénéficient des mêmes avantages et droits que les mariages mixtes, les lesbiennes et gays de Cuba ont d'autres préoccupations. A Cuba, le mariage n'est pas considéré comme un but ultime dans la vie. Le système social Cubain garantie une protection à vie pour tous, particulièrement pour les enfants et les personnes agées.

De même que la santé, l'alimentation, le logement, l'éducation et l'emploi ne constituent pas un enjeu majeur pour les gays à Cuba, comme cela est le cas dans des pays "avancés". Les malades du SIDA à Cuba (qui a le plus faible taux de sidéens de toute l'Amérique), reçoivent l'intégralité de leur salaire et bénéficient de soins gratuits, qu'ils soient en capacité de travailler ou non.

La violence physique contre les gays a disparu depuis 1959. Les médias dévrivent pas les gays et lesbiennes comme des hédonistes, des narcissiques ou des pédérastes. Il n'y a pas de groupes de pressions richement financés et des manifestations homophobes.

Les lesbiennes, les gays et les travestis peuvent se réunir librement, tant qu'il n'y a pas de drogues ou de prostitution en cause.

Les transexuels bénéficient d'opérations chirurgicales prises en charge par l'Etat. Les syndicats, les écoles et les organisations de masse défendent officiellement leur membres homosexuels contre les discriminations. Les harcélements mineurs de la part de la police sont en nette baisse.

La lutte pour les droits des homosexuels à Cuba ne présente pas le mêmes caractéristiques que chez nous parce que de nombreux objectifs légaux et les revendications d'égalité d'ici sont déjà satisfaits là-bas. Ce que les homosexuels Cubains réclament est le respect total et la dignité dans le milieu social, et la reconnaissance que leur contribution à la société en tant que gays, lesbiennes et travestis vaut autant que celle de leurs compatriotes hétérosexuels.

AUCUN HOMO N'EST LIBRE SI TOUT LE MONDE N'EST PAS LIBRE

A chaque nouvelle du meurtre d'un gay aux Etats-Unis ou ailleurs, les Cubains sont révulsés d'horreur, et prennent toute la mesure des obstacles qu'ils ont réussi à surmonter et des erreurs qu'ils ont évitées dans le passé, et renforcent leur détermination à intégrer leur propres citoyens gays. Au début des années 60, une section du Parti Communiste Cubain considérait l'homosexualité comme une déviation capitaliste. A présent, les Cubains comprennent que la haine et la discrimination contre les gays, ainsi que contre les femmes ou les gens de couleur, est plutot une maladie du capitalisme. De nombreux universitaires, de dirigeants politiques ou d'organisations de base expriment cette opinion, de même que les femmes dans la rue. Au vue de cette transformation et de cette compréhension, on peut vraiment dire que "la Révolution est une école de reflexion sans entraves".

Le blocus des Etats-Unis est la première cause des souffrances des homosexuels. Le manque de ressources empêche l'amélioration du niveau de vie à laquelle aspirent les gays et tous les Cubains (et qu'ils méritent). La rareté des lieux de rencontre publics et privés pose un problème majeur pour les gays, comme on peut l'imaginer. Les offres d'emploi dans les filières recherchées sont rares. La fin du blocus permettrait une amélioration de l'emploi et des salaires, mettant fin à une certaine tendance des gays et lesbiennes à tourner autour de la prostitution pour améliorer leur revenus, ou à quitter le pays pour les mêmes raisons. Comme leurs collégues hétéros, les homos Cubains veulent avoir les moyens financiers pour voyager, renouveler leur garde-robe, avoir plus de transports publics et privés, et des logements plus spacieux.

D'après nous, dans les 10 ans qui viennent, Cuba deviendra le leader mondial de la dignité et de l'égalité des gays dans monde. Nous croyons que la plus grande solidarité que nous puissions offrir est d'aider à la levée du blocus. Nous avons beaucoup à apprendre de nos frères et soeurs Cubains, y compris sur la supériorité de leur système économique et social.

La Révolution socialiste a garanti des conditions de sécurité et de dignité pour les travailleurs et particulièrement pour les femmes : des conditions dont rêvent et luttent encore les Américains du Nord. Elle a jeté les bases d'un changement social progressiste et une liberté de pensée. Malheureusement, M. Schnabel et toute l'équipe "d'Avant la Nuit" sont plutôt des obstacles sur le chemin de la liberté des homosexuels.

http://vdedaj.club.fr/cuba/index.html
site français de solidarité avec Cuba

Source : http://www.cmaq.net/fr/node.php?id=22529

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24 octobre 2005


Italie : Un film sur l'homosexualité féminine dans la course aux Oscars

Private, le film de Saverio Costanzo, choisi par les sélectionneurs italiens pour représenter l'Italie dans la course à l'Oscar pour le meilleur film en langue étrangère, ayant été recalé par les organisateurs américains parce qu'il n'est pas en italien (mais en arabe, hébreu et anglais), c'est finalement La bestia nel cuore qui tentera sa chance. Le film de Cristina Comencini aborde avec sensibilité les thèmes de l'inceste et de l'homosexualité féminine. Comme Private, La Bestia nel cuore avait été salué par la critique italienne au dernier festival de Venise. L'actrice principale, Giovanna Mezzogiorno, y avait reçu la coupe Volpi de la meilleure actrice. L'Académie des Oscars choisira le 31 janvier les cinq finalistes pour l'Oscar du meilleur film étranger. La 78e cérémonie des Oscars aura lieu le 5 mars 2006.

par Judith Silberfeld

Source : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=8497

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