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05 décembre 2004



A l'origine
de Karen-X Tulchinsky, Cécile Dumas (Traduction)

Langue : Français
Éditeur : Ktm (2 novembre 2004)
Format : Broché - 278 pages
ISBN : 2913066194

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Chroniques et points de vue

Gayvox.com

"Courez l'acheter ! Ce livre se lit avec plaisir entre les sourires, les éclats de rire et les pincements au coeur... Drôle, intelligent, extrêmement bien écrit, plein de justesse dans les propos. On sent le travail d'investigation sans jamais que celui-ci ne nous gène. Une fois commencé, on ne peut plus en décrocher. Enfin un roman digne de ce nom."

Présentation de l'éditeur

Nomi s'est installée à San Francisco pour vivre avec Sapphire qui décide soudainement d'explorer son hétérosexualité. Rien ne va plus. Quant à sa mère, elle choisit cette période trouble pour se remarier et la réclamer d'urgence à Toronto. Cette perspective n'enchante pas Nomi. Des retrouvailles inattendues avec son cousin Henry et le charme irrésistible de Julie vont cependant donner à cette escapade canadienne, une tournure imprévue, riche en couleurs et en péripéties.

Biographie de l'auteur

Karen X. Tulchinsky vit à Vancouver où elle travaille pour le cinéma et la télévision tout en collaborant à de nombreux magazines dont Curve, Diva, Girlfriends... À l'origine est son premier roman.

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29 octobre 2004



Mariés et fiers de l’être



Bertrand Charpentier et Stéphane Chapin, les premiers mariés homos français, publient le récit de leur vie, de leur rencontre et de leur mariage qui fit d’eux les héros d’une page d’histoire des droits des homos dans ce pays.


"Mon mari n’est pas là, lance Bertrand, attablé dans un bistrot de son nouveau quartier… Mais il arrive". "Mari". "Mon mari". Bertrand prend un réel plaisir à le répéter à l’envi comme pour mieux se convaincre, incrédule, que leur rêve de s’épouser est bel et bien devenu réalité. Peut-être s’agit-il tout simplement de conjurer le sort d’une probable décision de justice qui annulerait leur union devant la loi. Aujourd’hui, Bertrand et Stéphane ont changé de vie. Ils habitent désormais Talence, grande banlieue de Bordeaux, et s’occupent d’une boutique, L’Air du Temps à Bordeaux même, qui vend de l’oxygène non médical aux particuliers comme aux professionnels. Et puis désormais il y a ce livre (1) écrit en collaboration avec Virginie Michelet. Interview.

Pourquoi avez-vous décidé de faire un livre sur votre mariage ?

Bertrand : L’idée nous est venue de le faire quelques jours après le mariage, parce que nous lisions tant de choses fausses sur nous. C’était l’occasion de donner notre vérité.

Stéphane : En fait, nous n’avons pas été maltraités par la presse à part, et c’est un paradoxe, par "VSD", le journal qui avait l’exclusivité du reportage sur notre mariage. Nous en sommes si mécontents que nous envisageons même de les poursuivre. C’est aussi le cas pour "La folle histoire du mariage gay" qui comporte de nombreux mensonges et des erreurs. Ce livre nous donne l’occasion de dire ce que nous avons vécu.

Bertrand
: Il s’agit de nous présenter, de raconter notre parcours et de dire que la majorité des gays, ce n’est pas la folasse qu’on voit habituellement. Nous sommes fidèles dans notre couple et nous aspirons à avoir une vie comme celle de tout le monde, tout simplement.

Ce qui surprend dans votre livre. C’est, qu’une fois refermé, on n’a pas l’impression d’en savoir beaucoup plus sur les raisons profondes de votre mariage que ce que vous avez déjà dit. C’est-à-dire l’amour et le fait de vouloir faire comme vos parents. Ce sont vraiment les seules raisons ?

Bertrand : Quand on dit que nous sommes mariés par amour et pour faire comme nos parents, c’est vrai. C’est vrai que nous nous aimons, c’est vrai que nos familles accordent de l’importance au mariage et que cela correspond à l’éducation que nous avons reçue.

Stéphane : On a voulu s’engager profondément, s’engager sur la fidélité, construire des choses ensemble. Le mariage nous permet de créer quelque chose avec une dimension supplémentaire. Depuis le mariage, nous nous sommes même rapprochés.

En vous lisant, on a le sentiment que dans toute cette affaire de mariage, vous avez rarement eu votre mot à dire, que vous étiez en fait les héros d’un événement qui vous dépassait largement…

Stéphane : Le mariage était, de façon assez égoïste, pour nous. On ne souhaitait pas qu’il y ait des journalistes. On voulait un mariage normal comme il s’en déroule tant d’autres, mais rapidement on a compris que cela avait une tout autre dimension. La mairie de Bègles était très sollicitée et nous avons même dû être protégés, éloignés à Marseille puis dans les Landes.

Bertrand : Nous avons toujours été très bien informés par nos avocats de la nature de la procédure, de ce qui allait arriver…mais c’est vrai que nous avons été frustrés de ne pas pouvoir nous expliquer davantage…surtout Stéphane qui est plus impulsif que moi.

A plusieurs reprises, on sent une défiance à l’égard du militantisme gay, comme si c’était un gros mot ?

Bertrand : Ce qui est sûr, c’est qu’on préfère le mot militant à celui d’icône. Nous sommes restés comme avant. Nous avons toujours les mêmes idées, mais on devient un peu plus militants parce qu’on veut aller jusqu’au bout. Même s’il faut attendre quatre ans, ou même dix, on ne s’arrêtera pas.

Stéphane : Nous ne voulons pas que l’homosexualité soit discrète mais qu’elle soit confondue avec les autres. En fait, ce que nous expliquons dans le livre, c’est que nous avons été les premiers à pouvoir le faire et nous voulons que tout le monde ait le choix de pouvoir le faire.

A un moment, vous dîtes, ce qui est d’ailleurs assez choquant, nous sommes une "sorte de minorité silencieuse qui ne se heurte pas à l’homophobie car elle ne la provoque pas et qui n’a pas grand-chose à dire sur la question, trop occupée à travailler et à consolider sa vie comme tout le monde". Pouvez-vous vous expliquer ?

Bertrand
: A chaque fois, qu’on parle de l’homosexualité, c’est toujours le côté Gay Pride qui domine. Une image peu sérieuse des homos, infidèles. On en a un peu marre de çà. En fait, les plus représentatifs ne sont pas ceux qui font le plus parler d’eux.

Mais, vous laissez entendre que lorsqu’on est victime d’homophobie, c’est qu’on l’a cherché ?

Bertrand : Non, ce n’est pas ce que nous voulons dire. Nous estimons qu’en tant qu’homosexuel, il ne faut pas se mettre en marge des autres. Notre démarche est simple. Nous voulons avoir les mêmes droits que les autres, et c’est pour cela que nous nous sommes mariés.

(1) Bertrand Charpentier et Stéphane Chapin en collaboration avec Virginie Michelet, "Les mariés de l’an 2004", éditions Michel Lafon, 18 euros. Sortie le 10 novembre.

Bertrand Charpentier et Stéphane Chapin vendent leur ouvrage avec une dédicace au prix de 24,99 euros (port compris). Adresser les commandes et règlements à L’Air du Temps. 87, rue Notre-Dame 33000 Bordeaux. Renseignements au 05 56 51 28 03.
Enfin, signalons que les deux mariés dédicaceront aussi leur ouvrage lors du salon Rainbow Attitude du 4 au 7 novembre à la Porte de Versailles.

Pour commander sur Amazon.fr, c'est ici.

Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=3557
Mis en ligne le 29/10/04

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14 octobre 2004



Retour à Sarcelles

Hélène de Monferrand

Editeur : La Cerisaie
464 pages

Anne-Marie, née à la fin de la guerre et élevée par sa grand-mère et par sa marraine dans le petit village de Sarcelles, est persuadée qu'elle est orpheline car pour elle les explications les plus simples sont les meilleures. Tout de même elle aimerait bien savoir qui étaient ses parents et sa grand-mère garde à ce sujet un silence suspect.
Jusqu'au jour où Simone, sa mystérieuse mère, réapparait, l'arrache à son village et l'emmène à Berlin, chez "l'ennemi". Anne-Marie s'habitue vite à sa nouvelle famille "recomposée" (entre sa demi-soeur, Annelore et la fille de son beau-père Anneliese), à la grande ville et à une nouvelle éducation où la messe du dimanche a été remplacée par les camps de pionniers.
Jusqu'au jour, en août 1961, où la construction du mur la pousse à s'enfuir pour revoir Sarcelless qui a changé tout en ne changeant pas.
Annelore, quant à elle, devra "passer à l'Ouest" afin d'éviter d'être internée pour cause d'homosexualité.
Devenue adulte, Anne-Marie se partage entre une famille qu'elle s'est fabriquée par inadvertance, son travail qui est la meilleure part de sa vie et des amours pas toujours orthodoxes. Jusqu'au jour où elle retrouvera les filles de sa marraine qui furent ses amies d'enfance, un Sarcelles toujours immuable et enfin sa mère, dite "Grand-Mère l'espionne", délivrée à son tour par la chute du mur.

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13 octobre 2004



Le Monde de Jane
Paige Braddock

Editeur : Dans l'engrenage
156 pages

Cette bande dessinée construite comme une sitcom allègre nous fait pénétrer l'univers chaleureux, drôle et fantasque d'une lesbienne trentenaire.

Jane est journaliste dans la presse écrite, elle s'efforce de traverser la vie le plus paisiblement possible, affrontant les situations au fur et à mesure qu'elles se présentent, grâce à son indispensable dose de caféine quotidienne, de préférence dans son mug Smiley (et malheur à celle qui posera la main dessus !).
Autour d'elle, amis, colocataire, collègues, amantes... en orbite régulière ou chaotique, font du Monde de Jane un monde attachant, touchant et inattendu. 

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12 octobre 2004



L’homophobie en toutes lettres


Dans un livre incroyablement violent, "Homophobie 2004 France", Serge Simon présente les courriers homophobes reçus par Noël Mamère à propos du premier mariage homo français.

"J’ai vu le visage du monstre et j’ai voulu le faire connaître pour mieux le combattre" explique Serge Simon, auteur de "Homophobie 2004 France", édifiant et violent recueil des nombreux courriers homophobes adressées à Noël Mamère après l’annonce de la célébration du premier mariage homo français à Bègles dont il est maire.

"Noël est un ami depuis près de quinze ans, précise Serge Simon. Un jour en allant le voir, je suis tombé sur un de ces courriers à son secrétariat. On m’a dit qu’il en recevait beaucoup. J’ai demandé à Noël si je pouvais les rendre publics, tenter de faire quelque chose d’utile de toute cette haine. J’ai consulté quelques personnalités, des politiques, des militants gay qui m’ont incité à publier un ouvrage. Pour moi, ce n’est pas un livre sur le mariage homo que je soutiens et dont je comprends qu’il suscite des débats, des interrogations et même des oppositions mais cette violence, cette volonté de faire des homosexuels des sous-hommes, cette haine tout simplement m’ont choqué et marqué. Pour nombre de discriminations (racisme, antisémitisme…) le seuil de tolérance est très bas et l’engagement citoyen plus fort, ce n’est pas le cas pour cette discrimination-là pour laquelle nous sommes assez peu vigilants."

Conçu comme un outil pour une prise de conscience individuelle, l’ouvrage ne propose pas d’analyse des courriers mais une présentation brute. "Je trouve que cela est plus fort. Je ne voulais pas qu’on accole une analyse clef en main mais que chacun engage une réflexion personnelle après la lecture. J’ai moi-même beaucoup évolué. Je viens d’une culture qui ne rejette pas l’homophobie. Une homophobie qui est même une antienne dans mon sport : le rugby [Serge Simon est un ancien international de rugby]. Je dois reconnaître que je viens d’un point de vue assez éloigné de ce qui m’anime aujourd’hui. Mon parcours est même porteur d’espoir. Pour moi, l’engagement contre l’homophobie fait partie de l’engagement citoyen qui est le mien et qui devrait être celui de tous".








Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=3464
Mis en ligne le 08/10/04



Homophobie 2004 France
de Serge Simon

Langue : Français
Éditeur : Le Bord de l'Eau (24 septembre 2004)
Collection : Documents
Format : Broché - 128 pages
ISBN : 291180399X
Dimensions (en cm) : 20 x 1 x 20

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Chroniques et points de vue

Amazon.fr :

"Constitué d'une sélection réalisée parmi quelque 4 000 messages reçus par le maire de Bègles, Noël Mamère, ce livre rassemble les fac-similés de près de deux cents lettres, courriels, dessins, photos... À chaque fois Serge Simon a conservé toutes les caractéristiques du message original. " Ma démarche est celle d'un témoin, non d'un analyste. Je ne vise à rien d'autre que montrer une part de l'ignominie. Rendre publique une haine ordinaire. "
Ancien international de Rugby, médecin, Serge Simon est avant tout un homme d'engagement. Amoureux du sport, mais lucide sur l'existence de difficultés psychologiques chez les sportifs, il crée en 2000 le CAPS (Centre d'Accompagnement et de Prévention pour les sportifs) au CHU de Bordeaux. Parallèlement - et soucieux de prévenir les dérives d'une professionnalisation inéluctable - il structure et développe Provale, le syndicat des joueurs de Rugby professionnels. Enfin, homme de médias, il est consultant au sein du service des sports de France Télévisions."

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Livre : La Folle histoire du mariage gay de Daniel Garcia


"Flammarion m’a commandé un récit circonstancié du premier mariage homo français, celui de Bègles. En l’écrivant, je l’ai tiré vers le pamphlet. Je ne voulais pas faire un récit neutre sachant que la presse sur ce sujet ne l’a jamais été. Du coup, J’en ai fait un ouvrage militant qui distribue les bons et les mauvais points… et mon éditeur est très satisfait" explique Daniel Garcia, auteur de "La folle histoire du mariage gay".

Effectivement, l’ouvrage, très enlevé et bourré d’infos (la tentative de captation de l’événement par la mafia rose de la côté d’Azur…), tient souvent du jeu de massacre. Cibles privilégiées : Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, Dominique Perben, ministre de la Justice, Lionel Jospin et même Jacques Boutault, maire Verts du IIeme arrondissement, jugé traître à la cause qu’il a pourtant défendu parmi les premiers. "Il aurait pu aller plus loin et marier un couple à Paris mais quand Delanoë a sifflé la fin de la récré, il a obtempéré". "Pour Perben, j’explique que c’est la violence même de sa réaction lorsqu’il explique qu’il empêchera ce mariage par tous les moyens, ce qui, pour moi, inclut les forces de police, qui a mobilisé les gays, fait réagir les associations. Il a fait là un très beau cadeau à la cause du mariage gay, précise Daniel Garcia. Pour Renaud Donnedieu de Vabres, il est clair qu’il ne mérite pas son poste et qu’il est un traître à la cause des gays. Pour moi, c’est quelqu’un de parfaitement méprisable". Déçu par le PS et le combat contre le mariage gay du "Nouvel Observateur" dont il a d’ailleurs démissionné de son poste de journaliste, Daniel Garcia espère beaucoup que les exemples européens (Pays-Bas, Belgique, Espagne) vont accélérer le mouvement pour la reconnaissance du mariage homo en France. "J’espère que nous n’aurons pas à attendre l’avis de la Cour européenne des droits de l’homme dans plusieurs années, je trouverai cela lamentable".

Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=3479
Mis en ligne le 12/10/04



La folle histoire du mariage gay
de Daniel Garcia, Emmanuel Pierrat

Langue : Français
Éditeur : Flammarion (1 octobre 2004)
Collection : Documents
Format : Broché - 210 pages
ISBN : 2080687409
Dimensions (en cm) : 14 x 2 x 22

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Chroniques et points de vue

Amazon.fr :

"En annonçant la célébration, le 5 juin 2004, de l'union de deux hommes dans sa mairie de Bègles, Noël Mamère a ouvert le débat du mariage homosexuel de manière tonitruante. Des médias aux politiques, tout le monde, depuis le printemps dernier, y va de son opinion, parfois dans une triste cacophonie. Pourtant, malgré l'homophobie virulente des uns, l'opposition de la majorité de la droite et même d'une partie de la gauche, tous les sondages montrent que les Français sont favorables au mariage gay. De quoi alimenter les passions... Mais l'initiative de Noël Mamère n'est pas surgie de nulle part. L'hiver dernier, alors que le maire de San Francisco créait le précédent en mariant les premiers couples homosexuels, un petit groupe d'intellectuels français préparait l'offensive hexagonale. Le 17 mars, paraissait dans Le Monde un appel " pour l'égalité des droits ", signé, entre autres, de Jane Birkin, Jean-Paul Gaultier, Jacques Derrida et... Noël Mamère. C'est de là que tout est parti. Ce livre retrace, épisode après épisode, la " folle " histoire de ce " mariage du siècle ", fertile en rebondissements et coups de théâtre. Mais plus largement, il remet en perspective la lente reconnaissance du couple homosexuel, et les premières batailles menées pour lui conquérir des droits. Le récit précis et documenté de Daniel Garcia met chacun - journalistes, militants, politiques - au pied du mur de ses convictions et contradictions. Et s'il salue le courage des uns, il ne manque pas de déplorer, dans un style parfois pamphlétaire, la " frilosité " des autres...

Daniel Garcia est journaliste. Il a déjà publié, chez Flammarion, une biographie de Jean-Louis Bory (1991) et Les Années Palace (1999). "

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09 octobre 2004



Élisabeth de Gramont
de F. Rapazzini

Langue : Français
Éditeur : Fayard (21 avril 2004)
Collection : Documents
Format : Broché - 662 pages
ISBN : 2213618976
Dimensions (en cm) : 15 x 4 x 23

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Chroniques et points de vue

Présentation de l'éditeur :


Elisabeth de Gramont (1875-1954) est une femme qui ne s'est jamais soumise à l'ordre établi. Scandaleuse dans sa vie amoureuse, la " duchesse rouge " l'est aussi dans ses choix sociaux et politiques, lorsqu'elle embrasse la cause du marxisme et celle du Front populaire, aux côtés des grandes figures révolutionnaires françaises et étrangères. Eprise de découvertes et d'aventures, elle se rend en Extrême-Orient, au Maghreb, en Amérique et en URSS, et écrit de nombreux essais et livres de mémoires qui seront couronnés de succès. Même si elle épouse, à vingt et un ans, Philibert de Clermont-Tonnerre dont elle aura deux filles - le couple est très lié à Robert de Montesquiou et Marcel Proust - Elisabeth rencontre, à l'âge de trente-quatre ans, la célèbre Amazone américaine Natalie Clifford Barney : c'est un véritable coup de foudre, qui, en dépit d'autres liaisons saphiques, durera plus de quarante-cinq années. Cette biographie est avant tout le roman d'une vie exceptionnelle car hors du commun, et d'une époque qui se dévoile ici page après page. Francesco Rapazzini, grâce à de nombreux inédits, brosse et analyse une société, composée d'artistes, de peintres, d'écrivains, de politiciens, de danseurs, de musiciens, de mondains : Remy de Gourmont, Romaine Brooks, Paul Valéry, Colette, Georges Clemenceau, Paul Morand, Gertrude Stein, Isadora Duncan, Valery Larbaud, Arthur Honegger, Jacques Ibert, Léon Blum, James Joyce, Louis Aragon, René Crevel... Tous les grands noms qui ont fait de Paris la " Nouvelle Athènes " sont ici évoqués ; tous ont gravité autour d'Elisabeth de Gramont.

L'auteur vu par l'éditeur :

Francesco Rapazzini, né en 1961, a grandi entre Venise et Milan. Il a été comédien et metteur en scène. Il vit à Paris depuis huit ans où il est correspondant pour la radio et différents magazines italiens. Un soir chez l'Amazone, son premier roman, a été publié en 2001 chez Fayard.

Commentaire amazon.fr :

Cette biographie nous plonge dans le monde passionnant et pourtant oublié de la grande époque de la culture française. La culture promue essentiellement par les femmes, hors du commun de cette époque nous mène à découvrir le monde de la peinture, de la poésie, de l'écriture, de la musique, conjugées au féminin. Le style de F. Rapazzini rend vivantes, presque réelles ces rencontres qu'il nous fait faire par son travail fouillé et raisonné. Il rend témoignage à cette époque et comme le dit un proverbe de la tradition juive : "Le contraire de l'oubli, n'est pas la mémoire, c'est la justice" ; F. Rapazzini rend donc justice à Elisabeth de Gramont, nous livre un plaidoyer de tolérance, et un élan de passion pour cette période si injustement oubliée. Un livre à vivre passionnément, une femme à fréquenter absolument !

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08 octobre 2004



La Boîte en os
de Antoinette Peské

Langue : Français Éditeur : Phébus (30 juin 1984)
Collection : Verso
Format : Broché - 203 pages
ISBN : 2859400508
Dimensions (en cm) : 2 x 14 x 21
Autres éditions : Poche

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Chroniques et points de vue

E-llico :

C'est un coup de cœur, bien qu'il ne soit pas spécifiquement gay ou lesbien. La question abordée étant : qu'est-ce que c'est d'aimer à la folie ? Cocteau parlait de génie au sujet de l'auteur. On est littéralement transporté.

Parutions.com :

A la folie...

Eros et Thanatos forment un couple on ne peut plus familier. Mais jamais sans doute leur union ne fut plus absolument consommée que dans ce court roman écrit en 1931 et dont la fortune éditoriale (d’abord refusé, publié dix ans après sa rédaction mais avec un tirage confidentiel, enfin reconnu et diffusé à sa juste valeur dès 1951 avant de replonger dans l’oubli) est inversement proportionnelle à l’enthousiasme qu’il suscita chez Pierre Mac Orlan, ou Jean Cocteau pour qui ce livre "ne ressemble à aucun autre".

Et s’il est vrai que l’amour à mort est un motif littéraire récurrent, il revêt dans La Boîte en os un visage empruntant à la fois à la nécrophilie, au désir frénétique, à la fascination la plus éthérée et à la tendresse la plus douce. Visage protéiforme car plongeant jusqu’aux affres de la démence : dans ce roman, on aime "à la folie" au sens le plus littéral, le plus pathologique de l’expression.

Le récit s’organise autour de la folie d’un homme, John Mac Corjeag. Fils d’un austère pasteur écossais, il manifeste, dès sa plus tendre enfance, une nature inquiète et ardente, une sensibilité exacerbée qui nourrit un indéniable talent de peintre. Très lié, enfant, à une petite voisine, Margaret O’Don, dont les yeux le fascinent, il l’épouse une fois ses études terminées. Rien que de très ordinaire dans tout cela sinon que John et Margaret, avant de se marier, avaient rompu tout contact pendant plusieurs années après que John, pris de vertige en contemplant les étranges yeux de sa compagne, lui eut jeté le contenu d’un encrier à la figure. Et leur mariage, au lieu d’être la consécration d’une passion partagée, tourne au drame lorsque John tente d’ouvrir le crâne de sa femme dans un accès de démence, geste qui se soldera par l’internement de John.

Tel est l’argument de base d’une narration à la construction extrêmement complexe où se démultiplient les situations d’énonciation au gré des nombreux narrateurs qui tour à tour interviennent et où la linéarité de la chronologie est sans cesse brisée par des retours en arrière. Un facteur d’unité malgré tout : le narrateur premier, celui qui initie le récit, le "je" par lequel s’exprime un certain Norbert. Celui-ci, professeur et ami de John Mac Corjeag, se fait récepteur attentif, collectant dans sa mémoire tous les faits passés dont il n’avait pas connaissance.

Au fil de ces récits se nouent plusieurs histoires d’amour plus ou moins abouties qui se superposent les unes aux autres, créant un effet semblable à celui d’un objet reflété par un jeu de miroirs, répercutant à l’infini une image incomplète et brouillée. Le grand-père de John, qui fut passionnément amoureux de sa femme, la perdit en couches et meurt trente ans plus tard en récitant des vers sur sa tombe. Sa mère éprouva pour celui qui devait être son époux une passion charnelle dont on devine qu’elle fut à sens unique. John et Margaret sont unis par un amour puissant mais qui se brise tragiquement contre l’écueil dressé par la quête d’absolue connaissance de l’Autre poursuivie par John. Autant d’histoires paraissant procéder d’une sorte d’atavisme de l’impossible et de l’inaccompli mais qui, à l’instar d’un lent processus d’évolution poursuivi au fil des générations, débouchent sur l’amour ultime qui fond l’une dans l’autre les âmes de Lucie, la petite-fille de Norbert, et John, le petit-fils aîné de John Mac Corjeag. Une forme parfaite puisque projetée par la mort dans l’éternité, espace atemporel où futurition et prétérition s’abolissent.

Roman optimiste, alors ? Pas vraiment, car l’amour, sous toutes ses formes, ne cesse de se réverbérer à travers le prisme de la démence, depuis la "folie douce" du grand-père Mac Corjeag qui récitait des poèmes sur la tombe de sa défunte femme à la folie la plus crue, la plus violente de John qui ira jusqu’au bout dans la nécrophilie. Norbert lui-même, ce narrateur qui assure la cohésion d’un récit complexe à l’extrême, semble, dans la toute dernière partie du roman, gagné par la folie : il est persuadé que l’âme malade de son ami s’est réincarnée dans son petit-fils qu’il finit par prendre pour un spectre. Et l’on peut douter que le discours post mortem que lui tient sa petite-fille ne soit pas le fruit de son imagination.

Mais Antoinette Peské n’affirme rien. Son art réside dans l’habile confusion qu’elle a sue maintenir entre faits avérés et perceptions subjectives (erronées ?), et dans la complexité de l’architecture narrative qu’elle a construite. Celle-ci mène le lecteur de droite et de gauche dans le temps et la raison, le laissant insensiblement perdre pied dans le flux de ce roman à nul autre pareil. Et le plaisir vient justement de ce doute permanent et de ces certitudes absentes.
Isabelle Roche

Source : http://www.parutions.com/pages/1-15-162-385.html


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07 octobre 2004



Corps insulaires
de Véronique Goavec


Langue : Français
Éditeur : Labor (23 mars 2004)
Collection : Théglacé
Format : Broché - 95 pages
ISBN : 2804018822
Dimensions (en cm) : 12 x 1 x 19

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Chroniques et points de vue

E-llico :


La narratrice de ce roman part en Grèce, décidée à vivre tous ses fantasmes. Il y a de très belles phrases.

Commentaire amazon.fr :

Ce livre nous fait voyager dans les iles grecques, et, dans une écriture sensuelle et poétique nous fait partager la passion physique que deux femmes découvrent l'une avec l'autre.
Ce livre renouvelle vraiment la littérature lesbienne [...] par son intensité et la qualité de son écriture.

Gaygraffiti.free.fr :

Véronique GOAVEC, avec ce premier roman, nous emmène sous le soleil d'une île grèque, pour vivre avec Véra des histoires de sexe. Seulement du sexe ? Et l'amour dans tout ça ? Une histoire d'amour pas banale l'attend au moment où elle s'y attend le moins ! Mais les Rita Mitsouko chantaient : "les histoires d'amour se terminent toujours mal" ....

Bio auteure :

Véronique GOAVE débute professionnellement en réalisant des décors pour le théâtre et l'Opéra. Elle se spécialise dans la scénographie d'exposition d'art et est chargée durant 20 ans des expos d'un centre d'antiquaires à Paris. Elle vit maintenant dans la campagne de Fontainebleau où elle trouve la calme pour écrire.

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06 octobre 2004



Nos amis les hétéros
de François Reynaert

Langue : Français
Éditeur : Nil (22 avril 2004)
Format : Broché - 292 pages
ISBN : 2841112780
Dimensions (en cm) : 13 x 2 x 20

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Chroniques et points de vue

Note de l'éditeur :

Lors d’une conférence de rédaction du magazine «Le Journal», on confie à Basile Polson (le héros de «Nos amis les journalistes») le dossier sur la «nouvelle vague homo». Pourquoi lui ? Horreur, panique… Vingt ans de honte plus ou moins refoulée, de mal-être, remontent à la surface. Cette petite catastrophe va l’amener à: 1° faire son coming out; 2° rencontrer l’amour de sa vie; 3° porter un regard neuf sur la vie de couple: celles des homos et celle des hétéros…
Alors qu’il commence à vivre avec son ami Victor à l’âge où les couples un peu anciens commencent déjà à battre de l’aile (autour de quarante ans), Basile observe autour de lui ses amis hétéros (tout particulièrement les Parfay, Guillaume et Anne-Rose) se déchirer, perdre pied et s’enferrer dans leurs «de toute façon les nanas c’est comme ci…» ou «les mecs c’est toujours comme ça…».
À travers les tribulations drôles et touchantes de Basile Polson, François Reynaert bat en brèche tous les clichés sur le couple et s’interroge sur le masculin et le féminin.

Bio auteur :

François Reynaert est né en 1960 à Dunkerque. Il est chroniqueur au «Nouvel Observateur», à «Campus» (France 2) et sur France Inter. Il a déjà publié:
«Pour en finir avec les années 80»; «Sur la terre comme au ciel, une histoire des relations entre l’Église et l’État»; «Une fin de siècle»; «L’air du temps m’enrhume», recueil des chroniques du «Nouvel Observateur», «Nos Années vaches folles» et «Nos amis les journalistes».

E-llico :

Après "Nos amis les journalistes", on retrouve le même personnage. Ici, les homos forment le couple tranquille tandis que les hétéros ont une vie déjantée. C'est très drôle et cinglant sur les hétéros.

Commentaire amazon.fr :

Un joli titre qui nous change des poncifs sur l'homosexualité !
Quand deux jeunes tourtereaux Pacsés et sans histoire (cette fois-ci) se trouvent au milieu de la tourmente de la crise d'un couple d'amis, des évaluations de performance d'une nymphomane intellectuelle féministe... Le résultat se lit bien et fait sourire voire rire... Je vais me dépêcher de lire le premier tome (Nos amis les journalistes).

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Posté par Sappho à 07:04 - Livres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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