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09 janvier 2006


Juliette : La Clef des Sons

Par Juliette
. diffusé samedi de 23h à 0h.

Présentation

" Dans un studio obscur du fin fond de la maison de la radio, par les samedis soirs de pleine lune (et les autres d'ailleurs) Juliette -chanteuse de son état- présente sa bande-son préférée. Composée de chants pygmées mêlés d'invocations arabo-andalouses, de variétés improbables, ou de tout autre chose (la planète est vaste !) voix-ci, voix-là la clef des sons ou "Si tous les gosiers du monde voulaient se donner le la... "
Mais loin de la vague commerciale de la World-music, et encore plus loin de la conférence ethnomusicologique , cette petite heure sera totalement subjective, passionnée et pleine de musique intempérante et non-tempérée, choisie et présentée avec soin et fantaisie pour, nous l'espérons, votre plus grand plaisir."

Bio

1962 – Naissance à Paris
1980 – Pianiste dans les restaurants de Toulouse. Juliette clame Brel et Piaf
1985/86 – Découverte du Printemps de Bourges
1989 – Première partie de Gilbert Lafaille au Printemps de Bourges
1990 – Tournée en Allemagne (Grand Prix de la chanson française de Sarrebruck)
1991 – Premier album, "Qué tal ? " - Adaptation des textes de Norge et du cinéaste Henri-Georges Clouzot
1992 – Un mois au Théâtre de Dix Heures à Paris
1993 – Sortie de l’album " Irrésistible ".
1994 – Grand Prix Charles Cros pour l’album " Irrésistible ". Nomination aux Victoires de la Musique. Francofolies de La Rochelle.
1996 – Sortie de l’album " Rimes féminines " et d’un recueil de nouvelles " La Valse ". Six semaines à l’Auditorium Saint-Germain à Paris
1997 – Victoire de la Musique, " Révélation de l’année "
1998 – Un mois à la salle Gaveau à Paris – Nouvel album, " Assassins sans couteaux "
1999 – Olympia
2002 – Nouvel album, " Le Festin de Juliette " et Casino de Paris
2003 – Concerts salle Gaveau avec l’Orchestre Lamoureux
2004 – Trois semaines salle Gaveau et sortie d’une compilation (pour ses 20 ans de carrière) " Ma vie, mon œuvre, vol.1 " - Nouvel album prévu fin 2004


Générique

Hugues DE COURSON-Thomas GUBITSCH, Toma que Toma
Le Choeur d'enfants de Plovdiv
Orchestre Symphonique de la Radio de Sofia
VIRGIN 7243 545367 2 4

Source et émission du 7 janvier : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-musiques/emissions/juliette/pres.php

Je vous la recommande ! ;-)

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06 janvier 2006


Jeanne Moreau, Succès et confidences



Elle est sur tous les fronts Mademoiselle Jeanne Moreau : "Les rois maudits", "Le temps qui reste" et ce nouveau best of. Et toujours parfaite dans son rôle de figure tutélaire de la culture française. Avec "Succès et confidences", l’actrice nous livre ses plus belles chansons, qu’elles soient classiques connues de tous ou bien pépites chantées précieuses. Du " Tourbillon de la vie " extrait du truffaldien " Jules et Jim " à " Paris est tout petit ", poème de Prévert enregistré en 2001, ce sont plus de quarante ans de la chanson française que brosse ce CD. Et un formidable portrait de la carrière de la très dilettante chanteuse Jeanne Moreau. Un DVD de scopitones (dont un de Claude Lelouch en petite forme), clips et passages TV de la patronne du cinéma Made in France s’ajoute à l’album. Autant de témoignages de l’extrême talent espiègle de Jeanne Moreau.

Cédric Chaory

"Succès et confidences", Jeanne Moreau, Because Productions.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=culture&articleID=12006

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25 novembre 2005


Robert, Six pieds sous terre


Après sa collaboration sulfureuse avec Amélie Nothomb, la chanteuse Robert offre avec "Six pieds sous terre" un album audacieux et particulièrement réussi, sur une orchestration baroque.

Quelles sont les œuvres qui ont nourri votre univers de conte de fées avorté ?

Il y a deux pans dans mon enfance qui m’ont nourrie : mon historique familial assez lourd, très obscur, qu’il fallait cacher. En parallèle, je m’envolais, je me calfeutrais dans les contes d’Andersen. C’était vraiment le pilier de mes lectures ainsi qu’Apollinaire et Pierre Reverdy, deux auteurs que j’ai lus assez jeune.

Vous êtes revenue à des textes moins violents, moins sanglants…

Dans "Celle qui tue", il y avait six chansons d’Amélie Nothomb : l’album était donc rempli de son univers ! Je prenais beaucoup de plaisir à les interpréter sur scènes car ce sont des chansons très bruyantes, très vivantes, qui me sortaient du quotidien calfeutré d’Andersen. C’est ça une collaboration : on partage un univers et ensuite, lorsque l’on recommence à travailler seule, on revient à ses sources !

Avec "Ta femme, ton drapeau", on retrouve à nouveau le thème des amours féminines…

Dans les textes d’Amélie, il y avait toujours cette fascination d’une femme sur une autre. Dans cette chanson, il s’agit d’amour, sans ambiguïté. Dans mon public, il y a beaucoup de femmes qui s’aiment. J’ai remarqué qu’on en parlait peu : les homosexuels puis, éventuellement, les lesbiennes. J’avais envie de leur rendre hommage à travers une chanson qui revendique l’autre : quand on est avec quelqu’un, on se colore d’un drapeau. On n’a pas la même allure selon qu’on est avec telle ou telle personne…

Pierre Frau

"Six pieds sous terre ", Robert, Night and Day/DEA. Robert en concert à L’Olympia le 5 février 2006. A noter la sortie simultanée en DVD de son spectacle du 25 septembre 2004 à La Cigale.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=culture&articleID=11818

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14 septembre 2005

Les identités de Susheela Raman

Susheela est face à une contradiction insoluble. Elle est née indienne, a grandi en Australie et possède en même temps une culture rock et une culture musicale religieuse tamoule", déclare le guitariste et compositeur Sam Mills, complice des vies musicale et quotidienne de Susheela Raman, dans l'extrait du documentaire réalisé par Mark Kidel, Susheela Raman ­ - Aux sources indiennes (Arte-Les Films d'ici), contenu sur le DVD bonus (38 minutes) qui accompagne Music for Crocodiles. C'est le nouvel album de la jeune chanteuse britannique d'origine tamoule, après Salt Rain (2001) et Love Trap (2003).


Susheela Raman, poursuit Mills, "ne peut qu'explorer cette contradiction. C'est une évolution perpétuelle, un questionnement sans fin". Entre la culture tamoule de ses parents dont son enfance a été imprégnée et celle, protéiforme, des milieux urbains occidentaux dans lesquels elle a évolué depuis sa naissance (à Londres, en 1973), la chanteuse oscille sereinement, elle cherche des points d'équilibre, des connexions. Cette quête l'a amenée jusqu'à Chenai (Madras) où la plus grande partie de Music for Crocodiles a été enregistrée.

Aller uniquement vers une relecture de pièces du répertoire carnatique (musique de l'Inde du Sud), vers lequel elle s'est déjà tournée, aurait été une démarche trop schématique. Susheela Raman et Sam Mills ont pris le contre-pied du "raisonnable", en demandant aux musiciens classiques indiens de jouer aussi sur les mélodies pop-folk chantées en anglais (plus de la moitié des titres). Pour ces artistes, habitués à sortir du cadre classique lorsqu'ils participent à l'enregistrement de musiques de films, l'exercice fait figure de créative récréation, pour le tandem Raman et Mills, c'est un challenge, un défi, abordé avec autant d'audace que de timidité.

Entre-deux subtilement pensé, Music for Crocodiles est une synthèse réussie de toutes les influences qui font la personnalité artistique de Susheela Raman. L'album s'ouvre sur What Silence Said, émouvante ballade dans laquelle la chanteuse évoque le suicide d'un ami. D'une sensualité capiteuse, la voix au pénétrant timbre mat y répond aux circonvolutions du violon carnatique (Embar. S. Kannan). Après Music for Crocodiles, la chanson-titre, d'une intense énergie (où émerge l'orgue Hammond habile du musicien malien Cheick Tidiane Check, l'un des invités "parisiens", avec le duo Bumcello, de la chanteuse), ce sont les glissandi d'une vina (grand luth à sept cordes, joué horizontalement, instrument-clé de la musique carnatique) tenue par A. K. Devi qui introduisent Light Years.

Outre cette adaptation d'une mélodie de l'Inde du Sud, transformée en chanson d'amour, Susheela Raman et Sam Mills métamorphosent en blues (Meanwhile) le raga "kanakangi", de Tyagaraja, compositeur du XIIIe siècle, l'une des trois figures essentielles de la musique carnatique moderne, avec Syama Sastri et Dikshitar. Il y aussi une relecture funky d'Idi Samayama, autre composition de Tyagaraja, et une reprise de Sharavana, chanson tamoule évoquant le dieu Muruga qui symbolise la victoire de la lumière sur les ténèbres.

Pour dire avec les mots ses interrogations quant à son identité plurielle qu'elle exprime dans les univers musicaux conçus avec Sam Mills, Susheela Raman a demandé à Barmak Akram, poète afghan en exil à Paris, de lui écrire, en français, L'Ame volatile. "Je suis rarement où se trouve mon corps/Je ne sais où se trouve ma ville/De voyage en voyage, d'exil en exil", dit le texte de la chanson.

Patrick Labesse

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3246,36-688209@51-627782,0.html
Mis en ligne le 12/09/05

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13 septembre 2005


Tracy Chapman, ferveur et compassion

ROCK Son nouvel album «Where You Live» sort aujourd'hui

Bertrand Dicale

«Quand j'écris, ce n'est pas pour un disque en particulier et selon un programme de sujets à aborder. Comme, depuis des années, j'écris plus de chansons que je n'en enregistre, c'est un processus compliqué de choisir ce que je vais enregistrer et ce que je vais laisser de côté. Par exemple, pour l'album New Becoming, en 1994 ou 1995, j'ai enregistré la chanson Give Me One Reason, que j'avais écrite au lycée.» Tracy Chapman explique lentement. Sur Where You Live, son nouvel album paru aujourd'hui, la chanson America sonne tout à fait post-Irak – «You spoke of peace but waged a war» («vous parliez de paix et avez fait la guerre»). Mais, sur le livret, la chanson porte mention d'un copyright de 2001. «J'ai écrit cette chanson peu après l'élection présidentielle de 2000, des mois avant le 11 Septembre», précise-t-elle. America ne cadrait pas dans Let It Rain, son album paru en 2002. Mais elle l'a incorporée à son nouveau disque avec dix autres titres écrits entre 2000 et 2005.


Cela n'en fait pas pour autant une chanteuse politique. «Je ne me considère pas comme une «protest singer». J'ai une curiosité intéressée pour certaines choses dans le monde et, quand j'écris des chansons, j'aborde parfois des sujets qui peuvent être considérés comme politiques ou sociaux, puisque ce n'est pas ce dont parlent les chansons pop en général. Je me sens plus proche de ce qu'on pourrait appeler une chanson populaire traditionnelle, ce qui n'a pas forcément grand-chose à voir avec la musique qui est sur le marché aujourd'hui. Dans la country music, le blues, le r'n'b, on a longtemps écrit sur tout, sur l'amour, la mort, les relations humaines, le travail... Beaucoup de ces thèmes, qui intéressent tous les auteurs et compositeurs d'aujourd'hui, sont aujourd'hui la meilleure garantie d'être exclu du marché. Le business de la musique ne veut pas que l'on parle d'autre chose que de relations amoureuses.»


Peut-être est-ce aussi pour cela – la sereine gravité, la précision émotionnelle –, qu'elle file une parfaite histoire d'amour avec le public français, depuis Talkin' Bout A Revolution, en 1988, qui l'a immédiatement consacrée au sommet de son panthéon d'artistes américains, et accueille tous ses albums avec ferveur. Where You Live ne devrait pas faire exception à la règle.


Tracy Chapman fait en général appel à un coproducteur pour ses albums. Pour Where You Live, elle a invité Tchad Blake, producteur aux états de service impeccables (Tom Waits, Elvis Costello, Suzanne Vega, Paul McCartney, Crowded House). Il a emmené quelques amis : son vieux complice le clavier Mitchell Froom, le bassiste Flea de Red Hot Chili Peppers, le batteur Quinn... Le disque y gagne des teintes plus variées que d'habitude, une sorte de discrète sophistication. La beauté de ses chansons y gagne en ferveur, en imagination.


Tantôt enracinées dans l'actualité de son pays, tantôt regards compassionnels sur les solitudes et les souffrances de chacun, ses chansons naviguent entre noblesse et humilité. Lorsqu'on lui demande si ce qu'elle écrit est la meilleure part d'elle-même, Tracy Chapman sourit. «J'écris des chansons parce que j'aime la musique. Ecrire des textes, écrire de la musique, les mettre ensemble, fabriquer une histoire, c'est cela ma vocation. Je ne pense pas que ce soit une offrande faite au monde. Je les présente au public, bien sûr, mais ce n'est pas un service actif, comme quelqu'un qui cherche à soulager les souffrances de ce monde ou à prendre soin de son prochain. Bien sûr, j'ai le désir d'assister les autres et en cela ma vocation – ma vocation d'artiste – m'aide à faire des choses. J'utilise mon statut public pour attirer l'attention sur diverses causes humanitaires ou sociales, par exemple. Mais, in fine, je pense que le seul moyen de faire de bonnes actions est – justement – d'agir. Par exemple, l'année dernière, j'ai participé avec des milliers de gens à la randonnée San Francisco-Los Angeles à vélo, au profit des malades du sida. Ça, ça a du sens : prendre du temps, faire un effort sur 600 miles, apporter une part des changements que j'aimerais voir survenir.»


Tracy Chapman fait son sourire de nonne agnostique. Elle refuse de se qualifier de chrétienne – une réelle audace aux Etats-Unis, aujourd'hui – mais évoque un souvenir de son lycée épiscopalien. «Ils étaient très ouverts, accueillaient des élèves de toutes les confessions. Et ils avaient cette devise : «De chacun, selon ses capacités ; à chacun, selon ses besoins.» Je trouvais ça très beau.» Curieusement, cela lui ressemble.

Tournée : le 27 novembre à Lyon, le 30 à Dijon, du 2 au 4 décembre à Paris (Olympia), le 7 à Toulouse, le 12 à Lille, le 13 à Metz.

Source : http://www.lefigaro.fr/culture/20050912.FIG0263.html?192650
Mis en ligne le 12/09/05

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CocoRosie, Noah's Ark

Toute une nouvelle génération de musiciens réinvente avec talent l’esprit du folk. Dans cette mouvance, CocoRosie, duo américain composé des deux sœurs Bianca (Coco) et Sierra (Rosie) Casady, devrait s’imposer grâce à son très beau deuxième album, "Noah’s ark". Nomades, libres, anticonformistes, elles ont enregistré leur album au gré de leurs déambulations, chez elles à Brooklyn, dans un studio et une chambre d’hôtel à Paris ou dans une ferme en Camargue.

Poétique, inventif, fragile, tendre, parfois empreint d’étrangeté, l’univers de CocoRosie est rempli d’émotions presque enfantines. Beaucoup de titres sonnent comme des comptines où s’assemblent gracieusement bidouillages électroniques, notes de piano d’enfant, sons de harpe, de clochettes ou sonneries de téléphone. Les sœurs se distinguent par le travail sur les voix, parfois suraiguës, parfois nostalgiques à la Billie Holliday, s’amusant à imiter miaulements ("Bears hides and Buffalo") ou coassements ("Armageddon"). Le magnifique "Beautiful boyz", en hommage à l’œuvre de Jean Genet, devrait vous inciter à rejoindre leur arche merveilleuse.

reverse angle

"Noah's Ark", CocoRosie, Touch & Go Records.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=11347

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30 août 2005

 


Six feet under, everything ends

Avec ce second volume des musiques rythmant la géniale série hallucinatoire "Six feet under", on oublie le générique (présent dans le précédent opus) pour se concentrer sur l’extrême diversité de thèmes croisés au fil des aventures de la famille Fisher. De la violence à peine contenue dans la voix de Nina Simone (même quand elle hulule magnifiquement un hymne aussi optimiste que "Feeling good") à la limpidité du timbre de Bebel Gilberto et de son "Aganju", on risque le grand écart, d’autant qu’il convient d’ajouter à ces deux dames très fréquentables des titres signés Radiohead, Coldplay, Caesars, Interpol ou le diamant Jem ("Amazing life"). Une compil à l’image de la série qui l’a inspirée : inattendue et indispensable.

Didier Roth-Bettoni

"Six feet under, everything ends", Virgin Records.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=culture&articleID=11238

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22 juillet 2005


Jackie the Jackhammer: "En show, on est complètement en réaction par rapport à Mutek. On n'en peut plus de voir deux gars faire jouer des séquences cachés derrière leurs portables!"


Lesbiennes extasiées

Patrick Caux

Les Lesbians on Ecstasy sont de passage à Divers/Cité pour présenter leur mélange unique d'électro-rock engagé. Attention: forte dose d'œstrogènes électriques et militance ludique au menu!

Le groupe montréalais est né d'un concept élaboré par Bernie Bankrupt (clavier) et Fruity Frankie (voix), qui voulaient faire de la dance music inspirée des icônes lesbiennes des années 80. Avec l'arrivée de Véronique Mystique (basse) et de Jackie the Jackhammer (batterie), les Lesbians on Ecstasy sont nées. Dès leurs débuts, elles ont pillé sans vergogne les classiques de Tracy Chapman, Melissa Etheridge, Indigo Girls, Tribe 8, Team Dresch, etc. "On ne fait pas de la dance music comme les autres en échantillonnant quelques mesures d'une pièce, explique Jackie the Jackhammer. On fait du repiquage de thèmes! On reprend certaines parties des textes de ces femmes pour en faire des pièces actuelles."
Et l'ensemble fonctionne à tout rompre! Leur premier album, Lesbians on Ecstasy - signé chez Alien8 Recordings -, défonce les frontières des genres avec un mélange unique de punk-rock, d'électro-pop et de dance music. On a juste à imaginer une collision frontale à grande vitesse entre Patti Smith, Nina Hagen, Kraftwerk et Felix da Housecat...

Avec leur musique électro-rock et des thèmes intemporels, les LOE ont su conquérir un public varié. "Dans nos shows, on attire des femmes du début de la vingtaine qui tripent sur notre musique et d'autres, dans la cinquantaine, qui viennent redécouvrir des textes qu'elles aiment. On fait une sorte de pont entre les générations", explique Jackie en éclatant de rire. Elle poursuit: "Sans blague, on fait
de la musique de lesbiennes pour des lesbiennes, mais on se rend compte que les gais et même les straights des deux sexes adorent ce qu'on fait."

De retour d'une tournée en Europe et d'une prestation remarquée à la Gay Pride de Toronto, les quatre filles présenteront à Québec une toute nouvelle mouture de leur spectacle. "En show, on est complètement en réaction par rapport à Mutek. On n'en peut plus de voir deux gars faire jouer des séquences cachés derrière leurs portables! raconte Jackie en rigolant. On joue toutes nos pièces live. Pas de séquences. C'est un show pour danser, mais avec l'énergie sur scène d'un groupe de punk-rock." Ça promet!

Le 31 juillet, dans le cadre de Divers/Cité, scène Trojan.

Source : http://www.voir.ca/musique/musique.aspx?iIDArticle=37146

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12 juillet 2005



Muse : Patti Smith faite commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres

La rockeuse new-yorkaise Patti Smith a été faite commandeur dans l'ordre des Arts et des Lettres dimanche par le ministre de la Culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres, à l'hippodrome de Longchamp lors du festival Solidays.

"Je suis reconnaissante envers la République française, non seulement pour son héritage si riche qui m'a inspirée mais aussi pour cette décoration, que je prends très au sérieux", a déclaré la chanteuse de 58 ans, très émue, qui s'était produite vendredi soir à Solidays.

En parlant de Renaud Donnedieu de Vabres, Patti Smith a affirmé: "La partie la plus généreuse de son discours était celle où il a mentionné tous les gens que j'ai aimés et que j'ai perdus. Leur esprit est ici aujourd'hui".

Quelques minutes plus tôt, le ministre de la Culture avait évoqué l'ami de la chanteuse, le photographe gay Robert Mapplethorpe, décédé du sida en 1989, et son mari Fred "Sonic" Smith, mort d'une crise cardiaque en 1994. Patti Smith, émue aux larmes à l'écoute de ce passage du discours.

Poétesse et chanteuse majeure du milieu underground new-yorkais dans les années 1970, Patti Smith est l'une des figures féminines les plus influentes de l'histoire du rock. Son premier album, "Horses" (1975), est l'une des pierres angulaires de ce genre musical.

Source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=10878
Mis en ligne le 12/07/05

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07 juillet 2005



Catherine Lara, Passe-moi l’ciel


Est-ce le joli succès de son épopée musicale "Graal" qui a donné des ailes à notre (autre) Catherine nationale, ou tout simplement avions-nous oublié, après huit années de silence, tout le bien que l’on pensait de la grisonnante Lara ? En tous les cas, c’est un retour flamboyant pour la rockeuse de diamants qui signe un excellent album au titre évocateur : "Passe moi l’ciel". Oubliées les envolées lyriques de violons, largement mises en sourdine, et place à la profondeur des textes.

Le titre de l’album donne le ton : les jeux de mots sont légions et la musique aérienne. Les enfants y incarnent l’espoir ("Petit homme", "L’enfant est l’avenir de l’homme") l’amour la liberté ("La traversée du désir", "Comme je respire")… Et Catherine un des plus émouvants monstres sacrés de la chanson française.

cédric chaory

"Passe-moi l’ciel ", Catherine Lara, AZ/Universal.

Source : http://www.e-llico.com/content.php?section=musique&id=279

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